"Move for Africa": Ils n’ont pas fini de bouger

C’est un brin impressionnés que les participants à la 1re édition de Move for Africa foulaient le sol du Palais d’Egmont. Habituellement, ce sont de hauts dignitaires belges et européens qui se réunissent dans la prestigieuse salle d’Arenberg.

Valentine Van Vyve
"Move for Africa": Ils n’ont pas fini de bouger
©Johanna de Tessières

C’est tout sourire, et un brin impressionnés, que les participants à la 1re édition de Move for Africa foulaient le sol du Palais d’Egmont, vendredi après-midi à Bruxelles. Habituellement, ce sont de hauts dignitaires belges et européens qui se réunissent dans la prestigieuse salle d’Arenberg. Alors, la surprise et l’émerveillement étaient de taille pour les 102 élèves, âgés de 15 à 22 ans. A événement particulier, environnement particulier !

L’ensemble des participants - élèves, professeurs, membres des ONG partenaires - étaient invités à partager leurs expériences. Une manière, aussi, de boucler la boucle après 6 mois d’intense implication.

Les premières inhibitions passées, les représentants de chacun des sept groupes ont pris tour à tour la parole, témoignant de l’expérience vécue à l’aide de photos, de vidéos et de musiques composées par leurs soins. Mais c’est également avec la raison de la distance par rapport à leur séjour en Afrique qu’ils ont raconté à quel point Move for Africa les avait changés, grandis. Et que s’ils le pouvaient, ils recommenceraient. Il y a bien un regret, admettait Irène, heureuse d’avoir pu revivre ces moments : celui de ne pas repartir demain.

Move with Africa 2.0.

Alors que ces témoignages marquaient la fin de l’année 1 de Move for Africa, il est déjà temps de penser à demain, soit à sa deuxième édition. "La Libre Belgique" et ses partenaires s’engagent en effet à nouveau, pleins d’enthousiasme, dans cette aventure. Le nombre déjà élevé d’écoles ayant marqué l’intérêt d’en être les acteurs ne fait d’ailleurs que décupler la motivation.

Ils l’ont répété à l’envi : la découverte de l’autre, de sa culture, de son mode de vie, de ce qui les sépare et les rassemble, a été source d’apprentissages. La vision de "La Libre" aussi a évolué au contact des acteurs du développement. Un changement sémantique, riche de sens, accompagne donc désormais le projet : Move "for" Africa devient Move "with" Africa. Parce que la coopération, c’est avant tout une affaire de partage et de partenariat.

"Vous sentez-vous concernés ?", interrogeaient les membres des ONG en guise de conclusion. La question se veut désormais lancinante dans l’esprit des adultes de demain, à l’heure de faire des choix responsables. Cette question, nous vous l’adressons aussi et nous vous fixons rendez-vous en septembre pour écrire une nouvelle page de cette histoire.

Retrouvez les photos de l’événement sur http://goo.gl/oSFqY