Move with Africa bouleverse les certitudes

Les participants étaient réunis à Namur pour un week-end de formation. Entre jeux de rôles, rencontres et discussions, ils y ont abordé une série de thématiques leur permettant de se préparer au séjour d'immersion qu'ils feront en Afrique dans quelques mois.

Van Vyve Valentine

Les participants étaient réunis pour le week-end.

A u départ, vous n’allez rien comprendre ", annonce tout de go Eléonore Losseau à la vingtaine d’élèves qui, assis bien au fond de leur chaise, la regardent dans un mélange de perplexité et d’excitation. La responsable en éducation au développement pour l’ONG DBA débute de la sorte la première animation du week-end. Répartis en une dizaine de groupes, les presque 200 participants à la troisième édition de Move with Africa se plongent dans des réalités dont ils n’ont " pas vraiment conscience, parce qu’elles ne sont que peu présentes dans (leur) quotidien ", admet Zakaria.

C’est ainsi que ces élèves de 5e et 6e secondaires abordent, tambour battant, une série de thématiques (inégalités et interdépendances, coopération au développement, migrations, stéréotypes et préjugés) permettant aux ONG de les former au séjour d’immersion qu’ils feront en Afrique d’ici quelques mois. Cette étape est indispensable pour " se poser des questions et dépasser ses certitudes ", explique Céline Landuyt, représentante de la Croix-Rouge de Belgique.

Ainsi réalisent-ils que la première cause de migration est la fuite de conflits armés; que la Belgique n’accueille que 0,001 % des migrants du monde; que la coopération au développement ne se limite pas à la construction d’infrastructures à tout va; que les pays du Nord et du Sud sont interdépendants et qu’il existe entre eux de fortes inégalités; que les préjugés, même si nous pensons ne pas les partager, orientent le regard. Voilà quelques-unes des nombreuses réalités dont prennent conscience les jeunes au terme des jeux de rôle et des temps de discussion qui rythment les animations.

" On se rend compte combien on est enfermé dans notre regard d’Occidentaux ", remarque Alix au terme d’un week-end qu’elle considère comme l’" entame d’une longue réflexion ". Et Zakaria de lui faire écho en citant Mohamed Ali : " Qui a la même vision du monde à vingt ans qu’à cinquante a perdu trente ans de sa vie ". Lui comme l’ensemble des jeunes présents à Namur se sont en tout cas engagés à ouvrir les yeux. Et c’est un bon début.

VVVy

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