Chronique de Goma : En avant !

A peine arrivés à Kigali (Rwanda), nous prenons la route du Congo voisin. Direction Goma, capitale du Nord-Kivu. Un comité d’accueil composé de plusieurs boursiers du Fonds Ngangi nous attend de pied ferme, impatient de nous faire découvrir leur ville et leur quotidien.

Contribution externe
Chronique de Goma : En avant !
©D.R.

Tout au long de notre séjour, nous posterons plusieurs chroniques pour tenter de vous faire vivre l’expérience avec nous.

Les ceintures bouclées, les accoudoirs relevés, les dossiers droits, nous atterrissons enfin à Kigali. Cette ville, souvent citée en exemple pour son développement fulgurant des dernières années, nous frappe par son organisation et ses infrastructures efficaces. Hélas, nous n’y restons que très peu car Robert nous attend déjà avec son 4X4, direction Goma, capitale du Nord-Kivu à l’est de la RDC. Malgré les quelques manifestations des derniers jours, nous passons la frontière sans encombres. Un comité d’accueil composé de plusieurs boursiers du Fonds Ngangi nous attend de pied ferme, impatient de nous faire découvrir leur ville et leur quotidien.

Comme dit dans l’article d’introduction de la chronique, nous effectuons ce voyage dans le cadre du projet Fonds Ngangi, qui est l’un des 8 projets chapeautés par l’ASBL « En Avant les Enfants ». Le Fonds Ngangi veut soutenir le développement de la région en soutenant de nombreux jeunes congolais à financer leurs études universitaires. L’objectif du voyage est notamment de perfectionner et d’améliorer l’octroi des bourses mais aussi de lancer une académie d’aide à l’entreprenariat à Goma. Tout au long de notre séjour, nous posterons plusieurs chroniques pour tenter de vous faire vivre l’expérience avec nous.

Après une bonne nuit de sommeil, nous commençons la journée avec la visite d’Inuka, un des 8 projets chapeautés par l’ASBL « En Avant les Enfants ». Inuka (« Relever et progresser » en Swahili) a pour objectif d’aider des jeunes filles rejetées par leurs familles, violées, ou déplacées à se réinsérer dans leur communauté. Une quarantaine de jeunes y sont répartis en six « familles » et sont encadrés quotidiennement par des « mamans » psychologues qui les aident à se reconstruire. Une fois dans l’enceinte, la joie débordante des enfants est émouvante. Ceux-ci nous invitent sans hésiter à participer à leurs jeux et nous entrainent sans cesse dans leurs danses.

En ville, malgré un environnement instable (tant politiquement que géologiquement -le volcan Nyiragongo menace la ville en permanence), l’activité est intense; les Tchoucoudou (sorte de trottinette en bois pour le transport de matériel) et les taxis-motos règnent en maître sur les routes défoncées tandis que les trottoirs sont investis par les vendeurs de recharges téléphoniques et autres petits commerçants en tout genre.

La journée touchant à sa fin, nos amis congolais nous emmènent dans un bar branché de la ville où l’on nous sert de la Primus ou de la Simba, deux bières bien connues localement. Lorsque nous discutons avec les jeunes universitaires et leurs amis, on décèle une vraie foi en l’avenir et une volonté de faire changer les choses positivement. Ils savent que le processus peut prendre du temps mais ils sont convaincus que leur diplôme leur permettra de participer au développement de la région.

Les prochains jours seront marqués par les visites des autres projets d’« En avant les Enfants », des universités de la ville de Goma, de la mise en place d’un projet d’académie d’entreprenariat et de la visite des attractions touristiques incontournables de la région (gorilles et volcan). Nous aurons l’occasion de vous raconter tout cela lors des prochaines chroniques.

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