Les élèves de l'Assomption s'élèvent avant de s'envoler

Une vingtaine d'élèves de cinquième secondaire de l'Institut de l'Assomption se rendront au pays des mille colline avec Entraide et fraternité. Ils partiront à la découverte des projets qu'y mène l'ONG dans le domaine de la sécurité alimentaire, de la résilience et du renforcement des capacités des personnes vulnérables.

Les élèves de l'Assomption s'élèvent avant de s'envoler
©Olivier Papegnies
Texte : VVVy et photos : O. Papegnies

Une vingtaine d'élèves de cinquième secondaire de l'Institut de l'Assomption se rendront au pays des mille colline avec Entraide et fraternité. Ils partiront à la découverte des projets qu'y mène l'ONG dans le domaine de la sécurité alimentaire, de la résilience et du renforcement des capacités des personnes vulnérables.

Cela fait plusieurs mois que les élèves de l'Assomption ont la tête dans le projet. En avril dernier, ils avaient déjà contacté La Libre Belgique pour connaitre les modalités d'inscription et embarquaient avec eux leurs profeseurs.

S'il est donc évident que le séjour au Rwanda occupe l'esprit de toutes les têtes blondes, réunies ce midi-là, les premières acitivtés à mettre sur pied les ramènent les deux mieds sur terre puisqu'il est alors question de mettre en commun les manières dont ils récolteraient les fonds nécessaires à la réalisation de ce projet. Entre deux bouchées de sandwiche, chacun y va de ses idées alors que Bernadette Deschepper, professeur, se permet de préciser que ces événements pourraient revêtir une dimension " porteuse de sens" et non pas " uniquement commerciale".


Le hasard (ou pas) faisant bien les choses, l'Assomption a une école "soeur" au Rwanda, pays dans lequel ils se rendront au Carnaval prochain avec Entraide et fraternité. Dans le budget à conçevoir, prévoient-ils une part pour soutenir cette école ? La question remporte les faveurs des jeunes. Et les amènent à initier la discusion sur ce qu'ils attendent d'un tel projet, de ce que celui-ci leur apportera. De ce qu'ils apporteront, aussi. Pour Nils, qui est impliqué depuis quelques années dans le magasin Oxfam de l'établissement bruxellois, le projet que le groupe mène avec Entraide et fraternité est une " opportunité de déconstruire des clichés", de " découvrir de (ses) propres yeux" des concepts et réalités théoriques. Antoine abonde : " C'est une occasion de sortir de ses habitudes", de " s'éloigner de ce que l'on vit au travers des écrans", complète Manon - un brin sceptique sur ce que rapportent les médias - alors qu'Antoine pointe "l'échange, la discussion, la rencontre" comme étant au coeur du projet. Cette dernière est de l'ordre du " gagnant-gagnant, puisque chacun apporte quelque chose à l'autre, poursuit Valentine. Le but est plus de se faire rencontrer deux monde en échangeant des expériences plutôt qu'une aide matérielle", glisse encore la jeune fille après réflexion.



Sortir de la logique binaire

Qu'est-ce qui caractérise ces "deux monde" ? Sont-ils si différents ou au contraire semblables à bien des égards ? Les questions sont posées implicitement par M. Gazon. Selon ce professeur d'histoire et de religion, " on oppose souvent dans un rapport de forces la modernité et la technologie -apanage des sociétés occidentales- et le mode de vie plus simple des pays africains. Avec cette question : de notre côté, doit-on poursuivre dans cette voie ou revenir à plus d’authenticité ? En écoutant les jeunes, on sent un changement de mentalités." Valentine reprend le fil là où elle l'avait abandonné et confirme les propos de son professeur, elle qui s'attend à décourvrir, au pays des mille collines, un mode de vie " plus humain" et retrouver " des valeurs que l'on a oubliées".

En guise de trait d'union entre la Belgique et le Rwanda, entre l'Europe et l'Afrique, M. Gazon abordera, dans son cours d'histoire, la rencontre entre les deux continent et la période coloniale.

Le projet a récolté les faveurs de nombreux jeunes au sein de l'établissement, pour le plus grand plaisir de leurs professeurs, heureux de constater une telle envie de se mettre en action. Le cadre différent dans lequel élèves et professeurs évolueront est d'ailleurs mentionné par ces derniers comme une des raisons d'encadrer le projet : " Sortez le poisson de son bocal et ses réactions changent", illustre Pierre Smits. Au mois d'avril prochain, cet enseignant en fera le constat alors que, sur les collines de ce pays de la région des Grands Lacs, ses jeunes seront plongés dans les projets de renforcement des capacités qu'Entraide et fraternité mène avec Aprojumap auprès des communautés vulnérables.