Move with Africa: premières impressions en rentrant

Move with Africa: premières impressions en rentrant
Collège de la Vierge Fidèle

Lorsqu’on nous a annoncé que notre école était choisie pour participer au projet Move With Africa, nous n’avons pas dû y réfléchir à deux fois avant de commencer notre lettre de motivation. C’était l’occasion unique de partir découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture, d’aller à la rencontre de l’autre, de casser nos idées préconçues de l’Afrique. Une expérience qui s’annonçait mémorable et prometteuse. Nous savions d’avance que ce voyage allait nous marquer, mais jamais nous n’aurions imaginé que ce soit à ce point-là. (Gabrielle)

Dès les premiers jours, nous avons fait des activités avec nos pairs béninois sur l’environnement, la politique, l’éducation … afin de faciliter les échanges culturels. (Maritsa) Nous avons pris conscience des aberrations de notre système mondial de consommation, comme par exemple la chaine de production d’un jean qui provoque des désastres humains mais aussi environnementaux incroyables ! (Justine)

Nous avons été au marché Dantokpa de Cotonou, le plus grand marché à ciel ouvert d’Afrique de l’Ouest. L’éducateur, qui fut également notre guide, nous a montré un enfant qui apprenait à se servir d’une machine à coudre afin de pouvoir travailler dans le marché. Il nous a dit que l’exploitation des enfants était courante malgré l’interdiction de la loi. Nous avions conscience que de telles pratiques existaient, mais le voir de nos propres yeux nous a choqué. (Badia)

A Porto Novo, nous avons visité un centre de long séjour. Les enfants et jeunes qui y séjournent sont scolarisés dans plusieurs filières: mécanique, ébénisterie, … (Lauranne)

J’ai trouvé hyper triste que l’État ne s’occupe pas du tout d’eux. Comment ne pas penser aux jeunes qui représentent l’avenir? (Marista)

On a visité la ferme agro-écologique Songhai. On y utilise des excréments d’animaux en guise d’engrais pour fertiliser la terre au lieu de produits chimiques qui l’appauvrissent. Ils vendaient leurs produits artisanaux. On peut dire qu’ils ont vraiment à nous en apprendre sur ce qui est naturel et bio ! (Eloisa et Eva).

La journée à Ouidah était inoubliable parce que nous y sommes allés avec le groupe de nos pairs béninois. (Lauranne).

Nous avons visité un musée historique présentant l’époque de la traite des esclaves. Voir simplement les chaînes qu’ils devaient porter au cou, aux bras et aux pieds faisait froid dans le dos. Entasser de façon inhumaine, durant tout le voyage pour l’Amérique, ils devaient avoir de la peine à respirer… beaucoup en effet mouraient avant d’arriver à destination. (Maritsa)

Nous avons fait une infime partie (4 km) du chemin que parcouraient d’innombrables africains avant de passer par « la Porte du Non-Retour » où ils étaient destinés à devenir des esclaves au Brésil, à Haïti et aux Etats-Unis d’Amérique. (Justine)

J’ai appris beaucoup d’eux par rapport au relationnel comme « ne pas détester ses ennemis car ils nous permettent d’en apprendre plus sur soi ». J’ai également réalisé que l’école est fondamentale pour le développement de la société. (Justine)

La soirée béninoise-belge s’est très bien passée, un béninois nous a raconté une histoire, un conte à la façon des villages. Ils sont hyper festifs et nous partagions la même musique, les mêmes chanteurs. Ils avaient aucun complexe ! Ils étaient ouverts, voyaient les choses vraiment différemment avec une certaine sagesse. (Maritsa)

Je suis revenue en Belgique et tout d’un coup, tout m’a semblé triste et inutile mais quand je pense à eux, je me dis que nous devons prendre notre vie à bras le corps et faire tout notre possible pour qu’il y ait plus d’échanges (Maritsa) et en même temps une meilleure répartition des ressources dans le monde (Matteo).

Ce voyage a été non seulement riche en émotions et en échanges culturels mais nous a permis également de mieux nous découvrir nous-mêmes (Eva), de révéler une facette inconnue de notre personnalité et de grandir (Khadji).

Les Béninois sont des gens dotés d’une très grande sagesse. A chaque discussion, avec eux nous apprenions une nouvelle leçon de vie, leçons qu’actuellement nous essayons de suivre dans notre vie quotidienne. Ce voyage nous a tous fait grandir d’une manière ou d’une autre et nous ne pouvons pas le nier, nous avons pris conscience du monde qui nous entoure et des problématiques qui existent mais que nous ne voyons pas toujours à cause de notre bulle de confort. C’est une expérience de vie que je souhaite à chacun. (Maritsa)

On a tous ouvert les yeux sur ce qui se passe en dehors de l’Europe et comment les gens vivent là-bas. Et pour être honnête, leur façon de vivre m’a surpris parce qu’elle ne diffère pas tant de la nôtre. Oui bien sûr, il y a de grosses différences mais pas celles auxquelles je m’attendais. Ce voyage m’a changé, moi et mon rapport aux autres, car maintenant je me sens plus libre et confiant comme si le caractère des béninois avait déteint sur moi. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que désormais j’ai envie plus que tout de découvrir de nouvelles cultures et de rencontrer des gens avec qui parler et échanger pour en apprendre plus. (Nicolas)