Move With Africa La quinzaine de jeunes wavriens a pris le taureau par les cornes. Pas une minute à perdre ! Avec un enthousiasme communicatif, Mailys, Miryam, Charles et les autres, ont fait leurs premiers pas aux côtés d'Amnesty International.

Ce matin-là, le pluie battait à tout rompre. Dans un jardin gorgé d'eau, quelques élèves de l'Institut de la Providence ramassaient les pommes d'un verger. Celles-ci seraient ensuite pressées et leur jus mis en bouteille. Avant d'être vendues. Seulement quelques jours après avoir appris qu'ils se rendraient au Burkina Faso avec Move with Africa, ces élèves de dernière année du secondaire ont mis la main à la pâte pour récolter pommes et... premiers deniers.


La prise d'initiatives semble être le point fort d'un groupe tout juste constitué et dont la plupart des membres se connaissait à peine, voire pas du tout, il y a quelques jours encore. Issus des filières générale et professionnelle, les quinze participants et leurs professeurs voient dans ce projet l'occasion d'une rencontre au sein même de l'école, d'abord, avant celle qui se profile avec les Burkinabés. " Ce rapprochement entre les filières de l'école est l'une des grandes motivations de notre implication", abonde d'ailleurs Anne Waltener, professeur de Français.

L'émulation pourrait bien dépasser les enceintes des deux entités de l'écoles. A quelques kilomètres de la Providence, sises au centre de Wavre, un autre participant au projet : le collège de Basse-Wavre figure lui aussi dans la listes des 11 écoles prenant part à MWA. " Nous souhaiterions créer un vrai élan dans la ville autour du projet. C'est, de plus, une belle occasion de créer des ponts et de nouer des liens entre les deux établissements. Et, peut-être, de casser des préjugés les uns sur les autres", rêve tout haut Anne Waltener.


Projet... de fin d'étude


Loin de s'arrêter aux portes des classes, le projet que les élèves mènent avec Amnesty International, principalement autour des droits sexuels et reproductifs, trouve son prolongement dans les cours. Une poignée d'élèves ont ainsi choisi de traiter, dans le cadre de leur travail de fin d'étude, une thématique liée à celle qu'ils rencontreront au Burkina Faso.

Ainsi, Fanny a-t-elle choisi de " comparer les soins médicaux apportés aux femmes pendant leur grossesse, en Occident et au Burkina Faso", commente l'élève, dont ce n'est pas le premier projet du genre. Partie avec DBA il y a un an, elle souhaite encore s'impliquer pour une citoyenneté active. " Et pas seulement cette fois là ou celle-ci, mais à l'avenir aussi", dit-elle timidement. Ce qu'elle apprendra sur le terrain africain servira certainement à cette future infirmière comme à Delphine, inscrite dans l'option puéricultrice.

Pour l'heure, la quinzaine d'élève pose les bases d'un projet pour lequel ils ne cachent pas leur enthousiasme. " L'autonomie que l'on nous donne est importante et fait partie des apprentissages", commente Myriam, à quelques minutes d'un concert dont une partie des bénéfices seront reversés au projet.