RDC: Goma désertée, le volcan semble s'apaiser

GOMA 28/05 (AFP)

La ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), était étrangement calme et en grande partie vidée de ses habitants vendredi matin, au lendemain de l'évacuation "préventive" ordonnée par les autorités par crainte d'une nouvelle éruption du volcan Nyiragongo. Contrairement à ces quatre derniers jours, la nuit a marqué une relative accalmie au pied du volcan: les tremblements de terre ont baissé en nombre et en intensité, a constaté un correspondant de l'AFP.

Au lever du jour, le centre était quasi-désert, sans l'habituelle activité qui s'empare de la ville dès l'aube. Aucun commerce n'était ouvert, seuls quelques rares piétons et taxis-motos étaient visibles dans les rues. Mêmes scènes dans les quartiers populaires.

Assis à l'entrée des parcelles, quelques gardiens sont restés ici et là pour surveiller les plus belles maisons, silencieuses et aux volets clos, dans les quartiers aisés des rives du lac Kivu.

Aucun déploiement policier ou militaire particulier n'était visible.

Jeudi, dans un soudain exode, des dizaines de milliers de personnes ont fui Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu que surplombent les imposantes pentes noires du Nyiragongo, après un ordre d'évacuation "préventive" et "obligatoire" face aux risques d'une nouvelle éruption.

Les risques sont désormais de quatre types, selon les autorités: les tremblements de terre à répétition, la toxicité de l'air et de l'eau du fait des cendres dispersées dans l'atmosphère, une "éruption secondaire" avec possiblement des laves surgissant directement du sol dans la ville. Et enfin le "scénario catastrophe" de l'explosion d'une "poche de gaz sous le lac Kivu, du fait d'un contact avec le magma".

La région de Goma est une zone d'intense activité volcanique, avec six volcans, dont le Nyiragongo et le Nyamuragira qui culminent respectivement à 3.470 et 3.058 mètres.