"Nous saluons la mise en place d'une commission parlementaire pour faire toute la lumière sur l'époque coloniale. Mon souhait le plus ardent est que les conclusions de cette dernière contribuent à un meilleur vivre ensemble pour nos peuples et renforcent l'engagement de nos deux pays à lutter contre toutes les formes de discriminations d'où qu'elles viennent", a écrit le chef de l'Etat congolais.

Il a réitéré sa volonté de consolider davantage les relations entre les deux pays.

"Les liens entre nos deux pays sont historiques, exceptionnels, et doivent continuer de s'écrire dans la durée. C'est aussi l'occasion pour moi de réaffirmer mon engagement ferme d'œuvrer à la consolidation des relations séculaires qui unissent, pour l'éternité, nos deux pays et nos deux peuples", a ajouté M. Tshisekedi dans cette lettre dont l'agence Belga a obtenu une copie.

Il en a profité pour transmettre ses amitiés au peuple belge frappé comme beaucoup par la crise sanitaire provoquée par le coronavirus.

"En ces temps particuliers où l'humanité entière est confrontée à la pandémie de Covid-19, je tiens à transmettre toute ma compassion et celle du peuple congolais, aux familles belges frappées par cette maladie", a-t-il poursuivi.

Cette lettre intervient alors que la Belgique s'interroge sur son passé colonial et la manière dont elle a géré le Congo belge (aujourd'hui République démocratique du Congo), le Rwanda et le Burundi.

Le souverain belge avait exprimé fin juin, lors du 60e anniversaire de l'indépendance de la RDC, ses "plus profonds regrets" pour "ces blessures du passé dont la douleur est aujourd'hui ravivée par les discriminations encore trop présentes dans nos sociétés".

La fille du héros de l'indépendance du Congo Patrice Emery Lumumba a pour sa part demandé le 30 juin au roi Philippe le retour au pays de ses "reliques", près de 60 après l'assassinat de ce "héros sans sépulture".

"Nous les enfants de Lumumba, nous la famille Lumumba, nous demandons le juste retour des reliques de Patrice Emery Lumumba sur la terre de ses ancêtres", écrit Juliana Amato Lumumba, dans une lettre au Roi.

Ephémère premier Premier ministre après l'indépendance de 1960, renversé, arrêté, M. Lumumba a été livré à ses ennemis, les séparatistes katangais, qui l'ont assassiné le 17 janvier 1961 avec l'aide d'hommes de main belges.