Un seigneur de guerre congolais, le général-major autoproclamé Maheshe Simba Wa Nkutu, a déposé les armes et s'est rendu aux Casques bleus de l'Onu avec une centaine de ses combattants dans la province du Sud-Kivu (est de la République démocratique du Congo), rapportent des médias locaux, vendredi.

Cette reddition collective a eu lieu mercredi à Cishadu, une localité du territoire de Walungu, à plus de 70 kilomètres à l'ouest du chef-lieu provincial, Bukavu, en présence des autorités provinciales et coutumières, selon le site d'information VOA Afrique.

Au total, 120 combattants, dont dix femmes, ont déposé une vingtaine d'armes et remis des munitions. Ils ont chacun reçu un kit pour un début de réinsertion dans le cadre du programme DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion des membres de groupes armés) mené par la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) après une séance de sensibilisation sur la prévention de la maladie Covid-19.

Le "général" Maheshe a fait allégeance aux Forces armées de la RDC (FARDC, gouvernementales) en appelant ses partisans à faire un choix entre la vie civile ou l'armée loyaliste.

"Nous avons déposé les armes pour choisir le chemin de la paix et répondre à l'appel du chef de l'État (le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo). Nous appelons d'autres groupes rebelles à déposer les armes", a déclaré le chef des forces Maï-Maï Mulangane pour la Défense du Peuple (FMMDP), selon le média en ligne 7sur7.cd.

Ce mouvement d'autodéfense armé, qui avait pris le maquis en 2007, était actif dans des zones d'extraction des minerais à Bunyakiri, Mulambula et dans la plaine de la Ruzizi, qui borde le Rwanda et le Burundi, selon la société civile locale.

L'est congolais (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri notamment) est en proie aux violences depuis 25 ans. Pas moins de 130 groupes armés y sont actifs, selon le groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York.