"Trois casques bleus du Burundi ont été tués et deux autres blessés à Dékoa" (centre), a précisé l'Onu, en condamnant des attaques menées par "des combattants armés non identifiés". Les attaques se sont produites à Dékoa et Bakouma (sud).

La tenue des élections en Centrafrique, un pays ravagé par la guerre civile et au territoire encore contrôlé aux deux tiers par des groupes armés est un enjeu majeur pour le président sortant Faustin Archange Touadéra, grand favori, et la communauté internationale. La coalition rebelle avait décrété mercredi un "cessez-le-feu unilatéral" de trois jours arrivant à échéance avant le vote, tout en demandant au président Touadéra de "suspendre les élections dont les conditions de bon déroulement n'ont jamais été réunies".

Mais M. Touadéra s'est montré déterminé dans son refus de tout report. En outre, Ange-Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement, avait réagi jeudi en dénonçant "un non-événement", disant à l'AFP n'avoir pas constaté de volonté des rebelles de "s'arrêter dans leurs actions".

Le gouvernement a "rejeté de façon cavalière" cette "chance à la paix", a affirmé la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). "Il s'est ensuivi plusieurs attaques sur les positions occupées par les patriotes de la CPC", selon un communiqué confirmé à l'AFP par deux importants groupes rebelles.

Face à "l'entêtement irresponsable du gouvernement", la coalition "décide de rompre la trêve de 72 heures qu'elle s'était jusque là imposée et de reprendre sa marche implacable jusqu'à son objectif final", selon le texte.