«Personne ne peut plus imposer des sanctions à l'Iran. Les sanctions sont les bienvenues. Nous pouvons nous débrouiller (malgré les sanctions, NDLR). Mais nous avons fait nos propositions», a déclaré Mahmoud Ahmadinejad. Les Etats-Unis et les pays occidentaux ont donné jusqu'à la fin septembre à l'Iran pour accepter de nouvelles négociations sur son programme nucléaire. Mahmoud Ahmadinejad est également attendu à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies dans le courant du mois.

Le président iranien s'exprimait alors que le Parlement a approuvé jeudi la composition de son gouvernement, à l'exception du ministre de l'Energie et de deux femmes à pressenties à l'Education et à la Protection sociale.

Les parlementaires ont en revanche approuvé la nomination de Marzieh Vahid Dastjerdi au poste de ministre de la Santé, faisant d'elle la première femme au gouvernement depuis l'avènement de la République islamique en 1979.

Mahmoud Ahmadinejad a également vu ses choix confirmés aux Affaires étrangères, à l'Intérieur et aux Renseignements. La nomination d'Ahmad Vahidi au poste de ministère de la Défense a également été approuvée, par 227 sur les 286 parlementaires présents.

Le choix d'Ahmad Vahidi a déclenché une polémique en Argentine, où l'homme est recherché pour son implication présumée dans l'attentat contre le centre communautaire juif AMIA de Buenos Aires, qui avait fait 85 morts en 1994. Par son vote jeudi, le Parlement a définitivement accordé sa légitimité à Mahmoud Ahmadinejad, dont la réélection le 12 juin dernier, dénoncée par l'opposition comme entachée de fraudes, a plongé l'Iran dans une des plus graves crises politiques de son histoire.

S'exprimant devant les parlementaires avant leur vote, Mahmoud Ahmadinejad a appelé à un soutien fort à son gouvernement pour faire face aux pays occidentaux sur la question nucléaire, et reconnaître une fois pour toutes la validité de la présidentielle du 12 juin. «Les ennemis ont fait des efforts pour entamer la puissance nationale du cher Iran. Je pense que cela mérite une réponse écrasante de la part des parlementaires pour les décevoir», a-t-il déclaré.

En vertu de la Constitution iranienne, Mahmoud Ahmadinejad dispose de trois mois pour soumettre de nouveaux noms pour les trois postes retoqués jeudi. Il devrait toutefois présenter de nouveaux candidats plus tôt.