Des Syriens et des Pakistanais ont été agressés par des inconnus dimanche soir dans le centre de Cologne. Deux Pakistanais ont dû être emmenés à l'hôpital. La police cherche à savoir s'il y a un lien entre ces incidents et les violences commises à l'encontre de nombreuses femmes au Nouvel An. Beaucoup de suspects de ces agressions-là sont d'origine nord-africaine. Le journal local Express affirme que des personnes se sont donné rendez-vous via Facebook au centre-ville afin d'y mener "une chasse à l'homme". Ils auraient eu l'intention de "faire le ménage" à Cologne après les événements du Nouvel An, rapporte le journal, qui cite une page Facebook non-consultable publiquement. Il n'est cependant pas établi qu'il y ait un lien entre les agressions du Nouvel An et celles de ce dimanche.

Selon la police, un premier accrochage s'est produit vers 18h40, lorsqu'une vingtaine d'individus s'en sont pris à six Pakistanais dans les environs de la gare centrale. Vingt minutes plus tard, cinq individus ont agressé un homme d'origine syrienne, le blessant légèrement. Deux des six Pakistanais attaqués ont été admis à l'hôpital. Il n'est pas encore établi non plus qu'il y ait un lien entre ces deux faits commis dimanche.

Violences organisées sur les réseaux sociaux

Les violences anti-étrangers commises ce dimanche à Cologne ont été organisées sur les réseaux sociaux par des appels de l'extrême droite à participer à des "promenades" dans le centre-ville, a affirmé la police locale lundi. "Dans les quatre cas d'agressions (visant des Syriens, des Pakistanais et des Africains), nous partons du principe qu'ils étaient liés à ces soi- disant 'promenades'", a affirmé le chef de la section criminelle de la police de Cologne Norbert Wagner qui a évoqué un renforcement de la présence policière "à partir d'aujourd'hui" (lundi), dans la ville et notamment près de la cathédrale.