Chili: le président Piñera condamne les violences policières

Chili: le président Piñera condamne les violences policières
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AFP

La crise sociale a fait 22 morts, dont 5 à cause de l’action de la police, et plus de 2 000 blessés.

Pour la première fois depuis le début de la contestation sociale, il y a un mois au Chili - au cours duquel "le Chili a changé", selon lui - le président de droite Sebastian Piñera a condamné les violences perpétrées par les forces de l’ordre contre les manifestants. "Il y a eu un recours excessif à la force, des abus ou des délits ont été commis et les droits de tous n’ont pas été respectés", a reconnu le chef de l’État dimanche dans une allocution télévisée.

La crise sociale sans précédent qui secoue le pays depuis le 18 octobre a fait 22 morts, dont cinq à la suite d’interventions des forces de sécurité, ainsi que plus de 2 000 blessés. Selon l’Institut national des droits humains (INDH), un organisme public indépendant, près de 200 personnes ont notamment été touchées aux yeux par des tirs de chevrotines en caoutchouc utilisées par la police.

Le président chilien a assuré qu’il n’y aurait "pas d’impunité", "ni pour ceux qui ont commis des actes d’une violence exceptionnelle", en référence aux destructions et pillages perpétrés par les manifestants les plus radicaux, "ni pour ceux qui ont commis […] des abus", les policiers et militaires.

Actes de torture, violences sexuelles, tabassages, humiliations, blessures : les accusations et plaintes pour violations des droits de l’homme par des policiers se sont multipliées depuis le début de la contestation, poussant l’ONU à envoyer une mission d’enquête dans le pays.