Trump affiche ses ambitions présidentielles : "La prochaine fois que je serai à la Maison Blanche..."

Donald Trump a affirmé vendredi que "la prochaine fois" qu'il serait à la Maison Blanche, il n'inviterait pas le patron de Facebook Mark Zuckerberg, en réaction à sa suspension du réseau social pendant deux ans, qu'il a qualifiée d'"insulte" à ses électeurs.

Trump affiche ses ambitions présidentielles : "La prochaine fois que je serai à la Maison Blanche..."
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S'il ne l'a encore jamais annoncé officiellement, Donald Trump a déjà plusieurs fois évoqué une nouvelle candidature présidentielle en 2024. Il est allé plus loin vendredi en se projetant de nouveau dans la résidence présidentielle.

"La prochaine fois que je serai à la Maison Blanche, il n'y aura plus de dîners, à sa demande, avec Mark Zuckerberg et sa femme. Nous ne parlerons plus que d'affaires !" a-t-il écrit dans un communiqué.

Facebook avait annoncé peu avant suspendre Donald Trump pour deux ans.

L'ex-président américain ne pourra revenir que quand les "risques pour la sécurité du public auront disparu", a annoncé la plateforme, qui l'avait exclu temporairement le 7 janvier dernier pour avoir encouragé ses partisans lors de la violente attaque du Capitole à Washington la veille, une décision sans précédent.

"La décision de Facebook est une insulte" aux "75 millions de personnes qui ont voté pour nous en 2020", a réagi le milliardaire, ajoutant que le géant des réseaux sociaux "ne devrait pas être autorisé à s'en tirer avec cette censure".

"À la fin, nous allons gagner. Notre pays ne peut plus supporter ces abus !", a-t-il conclu.

Dénonçant sans aucune preuve une fraude électorale massive lors de la présidentielle de novembre 2020, l'ex-président républicain a quitté la Maison Blanche le 20 janvier mais n'a toujours pas reconnu explicitement la victoire de son rival démocrate Joe Biden.

Selon la journaliste du New York Times Maggie Haberman, qui a suivi de près la présidence Trump, le milliardaire a "affirmé à plusieurs personnes qu'il s'attend à retrouver ses fonctions d'ici août".

Accusé par la Chambre des représentants d'"incitation à l'insurrection" dans l'assaut du Capitole, l'ancien président avait été acquitté par le Sénat en février au terme d'un procès en destitution, faute de voix suffisantes du côté républicain.