Les deux défis de Joe Biden qui pourraient sérieusement contrarier sa présidence

Joe Biden va faire face cette semaine à deux grands défis qui pourraient sérieusement compliquer sa présidence: Vladimir Poutine et l'impasse au Capitole.

Les deux défis de Joe Biden qui pourraient sérieusement contrarier sa présidence
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La Rédaction (avec AFP)

Joe Biden a atterri à Bruxelles dimanche soir. Après avoir rendu visite à la reine d'Angleterre à Windsor, voilà le président américain au cœur de l'Europe pour débuter une semaine capitale pour le reste de sa présidence. Après le sommet de l'OTAN à Bruxelles, le leader américain se tournera vers Vladimir Poutine (le 16 juin à Genève), avant de devoir gérer une impasse au Capitole.

Deux gros morceaux dans son agenda qui mettront à l'épreuve l'influence du président démocrate et sa capacité à réaliser son programme, qui consiste à restaurer le leadership mondial des États-Unis et à mettre en œuvre des transformations économiques ambitieuses, analyse le média américain CNN.

Pour le leadership mondial des États-Unis, le président a commencé le travail lors du sommet du G7. Joe Biden a prouvé qu'il était plus que l'anti-Donald Trump, estime CNN.

Avec un engagement à fournir un milliard de doses de vaccins Covid à travers le monde, un accord sur la lutte contre l'évasion fiscale des multinationales et une unité sur les violations des droits de l'homme en Chine, ce sommet semble une réussite pour le 46ème président américain. Reste à voir si les ambitions se concrétisent. "Le véritable test des sommets du G7 intervient lorsque les dirigeants rentrent chez eux", rappelle la chaîne de télévision américaine. Plusieurs associations ont aussi déjà clamé que l'engagement en faveur des vaccins n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan par rapport à ce qui est nécessaire. Cependant, les leaders présents au G7 se sont montrés enchantés - voire soulagés - de travailler avec le nouveau président américain.

La rencontre avec Poutine

En amont de leur rencontre à Genève le 16 juin, Biden et Poutine enchaînent des déclarations qui ne font pas descendre la tension entre leurs deux nations. Le président démocrate estime d'ailleurs que "les relations entre les Etats-Unis et la Russie sont au plus bas". Selon lui, ce sommet permettra de vérifier si une relation plus stable et plus productive est possible avec une nation que les services de renseignement américains accusent d'avoir interféré dans les deux dernières élections américaines. Mais même Biden n'est pas convaincu que cela va fonctionner, selon le journaliste politique Stephen Collinson.

"Il ne s'agit pas d'un concours pour savoir qui est le meilleur lors d'une conférence de presse pour essayer d'embarrasser l'autre, il s'agit d'indiquer de manière très claire quelles sont les conditions à remplir pour obtenir une meilleure relation avec la Russie. Nous ne cherchons pas le conflit", a déclaré Joe Biden à la presse à l'issue du sommet du G7 en Angleterre. "N'ayez aucune doute sur le fait que je serai très direct concernant nos sujets de préoccupations et je dirai clairement ce que je pense de la manière dont la rencontre s'est déroulée", a-t-il ajouté.

McConnell l'attend de pied ferme

Une fois de retour au pays, Biden devra conclure cette semaine mouvementée avec une nouvelle opposition de taille. Le chef de file républicain, Mitch McConnell, s'oppose toujours au vaste plan d'infrastructures voulu par le président. Il est possible qu'il fasse échouer les négociations de compromis de la dernière chance sur ce projet de loi.

Les concessions que Biden sera obligé de faire pour obtenir le soutien du parti républicain pourraient compliquer l'adhésion de tous les démocrates dans un Congrès très équilibré, note encore le média américain. Afin d'atteindre les 60 voix (sur 100) nécessaires pour soumettre les textes à un vote final, Joe Biden devra donc terminer sa semaine avec un difficile exercice d'équilibriste pour convaincre aussi bien l'aile gauche de son parti que les centristes, et un maximum de républicains.

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