Washington annonce de nouvelles sanctions contre des responsables cubains

Washington a imposé jeudi de nouvelles sanctions économiques contre le régime cubain, visant cette fois trois responsables, après la répression des récentes manifestations contre le gouvernement de Cuba.

Washington annonce de nouvelles sanctions contre des responsables cubains
© Shutterstock
AFP

Cette quatrième salve de sanctions en un mois vise deux hauts responsables du ministère de la Défense et un du ministère de l'Intérieur, pour leur rôle dans la répression de ces manifestations, a annoncé le département du Trésor dans un communiqué.

Washington "continuera de tenir pour responsables ceux qui permettent au gouvernement cubain de perpétrer les violations des droits humains", a déclaré dans ce communiqué la directrice du Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), Andrea Gacki.

"L'action d'aujourd'hui expose (à de telles mesures) d'autres responsables de la répression des appels du peuple cubain à la liberté et au respect des droits humains", a-t-elle averti.

"Les forces de sécurité cubaines ont arrêté plus de 800 personnes en réponse aux manifestations, dont beaucoup sont en +détention provisoire+, et le sort de plusieurs personnes reste inconnu", indique le communiqué du Trésor.

Sont visés cette fois Roberto Legra Sotolongo et Andres Laureano Gonzalez Brito du ministère des Forces armées révolutionnaires, ainsi qu'Abelardo Jimenez Gonzalez, responsable des prisons au ministère de l'Intérieur.

Les éventuels avoirs de ces trois responsables aux Etats-Unis sont gelés et l'accès au système financier américain leur est dorénavant barré.

Mais l'impact de ces mesures est très limité -- d'autant que le ministère de l'Intérieur dans sa globalité était déjà sur la liste noire américaine.

Les 11 et 12 juillet, des milliers de Cubains avaient manifesté aux cris de "Nous avons faim" ou "A bas la dictature". A l'issue de ces manifestations, les plus importantes depuis la révolution qui a porté Fidel Castro au pouvoir en 1959, une centaine de personnes ont été arrêtées, selon diverses organisations de l'opposition.

Washington avait immédiatement condamné fermement cette répression et apporté son soutien aux manifestants, promettant d'aider les Cubains.

Joe Biden, sous une pression croissante de la part du Congrès et de l'importante communauté des Américains d'origine cubaine pour prendre des mesures plus concrètes, avait assuré fin juillet qu'il y aurait "d'autres (sanctions), à moins d'un changement drastique à Cuba", ce à quoi il disait ne pas s'attendre.

Sur le même sujet