Après une journée meurtrière à Kaboul, Joe Biden promet de "pourchasser" les auteurs des attaques: "Nous vous ferons payer"

Après deux attentats-suicides perpétrés par l'Etat islamique près de l'aéroport de Kaboul en Afghanistan, Joe Biden a tenu une allocution à Washington ce jeudi vers 23h25, heure belge.

La Rédaction avec AFP

Ce jeudi après-midi, deux explosions à l'aéroport de Kaboul, revendiquées par l'Etat islamique, ont provoqué la mort d'au moins 60 personnes, dont douze militaires américains.

Le président Joe Biden, lourdement critiqué pour sa gestion de la situation en Afghanistan, s'est exprimé depuis Washington jeudi à 23h25, heure belge.

Les militaires américains tués à Kaboul sont des "héros", a tout d'abord déclaré Biden. Ces soldats "étaient des héros qui étaient engagés dans une mission dangereuse et altruiste pour sauver d'autres vies", a-t-il souligné.

Le président Biden a également promis des représailles envers l'Etat islamique: "Nous n'oublierons pas et nous ne pardonnerons pas. Nous vous pourchasserons et nous vous ferons payer", a-t-il affirmé à l'adresse des auteurs de l'attaque, ajoutant que les Etats-Unis répondraient "avec force et précision". "Ces terroristes de l'EI ne gagneront pas", a-t-il encore mis en garde.

Le locataire de la Maison Blanche a par ailleurs estimé qu'il n'y avait pas de preuve d'une "collusion" entre les talibans et le groupe Etat islamique dans l'attentat de ce jeudi.

Joe Biden a également affirmé que malgré la situation critique à Kaboul, les évacuations se poursuivraient dans les prochains jours. "L'Amérique ne se laissera pas intimider", a déclaré le président des Etats-Unis. "Nous ne nous laisserons pas décourager par des terroristes. Nous ne les laisserons pas arrêter notre mission. Nous poursuivrons l'évacuation."

Au cours de son discours, Biden a de nouveau confirmé qu'il respecterait la date butoir du 31 août pour le retrait des troupes américaines d'Afghanistan, malgré les critiques qui l'appellent, y compris au sein de son parti, à rester plus longtemps si nécessaire pour achever l'évacuation.

A la fin de son allocution, le président démocrate a tenu une minute de silence en mémoire des disparus.


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