Le gouvernement Biden restreint l'usage des prises d'étranglement dans la police fédérale

La police fédérale américaine ne pourra plus, sauf exception, procéder à des prises d'étranglement ou à des interventions sans s'annoncer, deux pratiques très décriées, a annoncé mardi le ministre de la Justice.

Le gouvernement Biden restreint l'usage des prises d'étranglement dans la police fédérale
© AFP

"Les limitations mises en place sur l'usage de pressions sur la carotide et sur les mandats 'no knock' (qui autorisent à faire irruption chez une personne sans s'annoncer, ndlr), ainsi que notre expansion récente des caméras portées par les agents fédéraux sont des pas importants pour améliorer la sécurité et la responsabilité des forces de police", a déclaré Merrick Garland, cité dans un communiqué.

Ces annonces interviennent alors que la minorité républicaine au Congrès bloque l'adoption d'une réforme plus ambitieuse des forces de police, malgré les appels répétés du président démocrate Joe Biden en faveur du texte.

Le projet de loi, introduit après le meurtre de l'Afro-Américain George Floyd en 2020 par un policier blanc, resté agenouillé sur son cou pendant près de dix minutes, prévoit notamment d'interdire les prises d'étranglement pour les quelque 18.000 forces de police du pays.

Après ce drame, qui a bouleversé l'Amérique et suscité des manifestations monstres contre les violences policières, plusieurs polices municipales ont déjà renoncé à cette technique jugée risquée.

Selon le projet "police use of force" qui recense les politiques des 100 plus gros services de police des Etats-Unis, 71 bannissent aujourd'hui formellement les prises d'étranglement ou les restreignent, contre 28 avant la mort de George Floyd.

Les agents fédéraux ne pourront plus y recourir que si le suspect menace de tuer ou de blesser grièvement le policier ou une autre personne, selon les nouvelles règles du ministère.

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