En Colombie, récompenses doublées pour capturer chefs guérilleros et barons de la drogue

Le gouvernement colombien a annoncé mardi doubler les récompenses offertes pour la capture des principaux chefs guérilleros du pays, des "symboles du mal" dont il faut "libérer la Colombie".

En Colombie, récompenses doublées pour capturer chefs guérilleros et barons de la drogue
©AFP

Plus de dix jours après la capture du baron colombien du trafic de cocaïne Dairo Antonio Usuga, alias Otoniel, le ministre de la Défense, Diego Molano, a présenté une liste actualisée des personnes les plus recherchées du pays.

"Nous allons doubler les récompenses pour ces symboles du mal des différentes organisations criminelles", a déclaré le ministre lors d'une émission télévisée, jugeant "la politique de récompenses" efficace.

Cette liste comprend les noms des principaux dirigeants de l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste) et des dissidences des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes et signataires de l'accord de paix historique de 2016).

Le gouvernement promet de verser jusqu'à 4 milliards de pesos (environ un million de dollars) à quiconque aidera à la capture de Nicolas Rodriguez, alias "Gabino", principal dirigeant de l'ELN jusqu'à mi-2021.

Considérée comme la dernière guérilla active en Colombie après le désarmement des FARC, l'ELN a annoncé que Gabino, 71 ans, avait été relevé de ses fonctions pour des raisons de santé et qu'Antonio Garcia, jusqu'alors chargé des opérations militaires, lui avait succédé. Le gouvernement offre également un million de dollars pour la capture de Garcia.

La récompense pour la localisation d'Ivan Marquez, un ex-négociateur de paix des FARC qui a repris les armes en 2019, monte à 790.000 dollars.

Gabino et Marquez se trouvent hors du territoire colombien, respectivement à Cuba et au Venezuela, selon les renseignements militaires colombiens.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2018, le président conservateur Ivan Duque s'est fixé comme objectif de capturer les chefs des groupes rebelles encore en armes, ainsi que des plus gros trafiquants de cocaïne du pays.