Minneapolis dit "non" à la refonte de sa police après la mort de George Floyd

Après le meurtre en mai 2020 de George Floyd, un homme noir de 46 ans, par un policier blanc, de nombreux appels à "démanteler la police" avaient été lancés à Minneapolis et dans d'autres villes des Etats-Unis.

Minneapolis dit "non" à la refonte de sa police après la mort de George Floyd
©AFP

Les habitants de Minneapolis ont rejeté l'idée d'une refonte de sa police, dans la tourmente plus d'un an après le meurtre de George Floyd par un officier qui avait entraîné des manifestations de masse à travers le monde entier.

Après le meurtre en mai 2020 de George Floyd, un homme noir de 46 ans, par un policier blanc, de nombreux appels à "démanteler la police" avaient été lancés à Minneapolis et dans d'autres villes des Etats-Unis.

Un an et demi plus tard, les électeurs de cette métropole, au coeur des grandes manifestations antiracistes de l'été 2020, devaient se prononcer sur le "remplacement des services de police par des services de sécurité publique", mettant davantage l'accent sur la prévention de la criminalité.

Plus de 56% des résidents de cette grande ville du Minnesota ont voté contre.

Le maire démocrate de Minneapolis, Jacob Frey, candidat à sa propre succession était opposé à cette proposition de réforme, et a salué le résultat du vote.

"Nous avons besoin d'un changement profond et structurel du maintien de l'ordre en Amérique", a déclaré Frey à ses partisans, selon le Washington Post.

"En même temps, nous devons nous assurer que les policiers travaillent directement avec la communauté, pour assurer notre sécurité", a-t-il précisé.

Si la mesure était passée, les fonctions du département de police auraient été déterminées par le maire et le conseil municipal, et davantage de moyens auraient été accordés au recrutement de travailleurs psychosociaux.

En avril, le ministère de la Justice avait annoncé une enquête sur la police de Minneapolis afin de déterminer si cette dernière faisait systématiquement usage d'une force excessive et si celle-ci "s'engageait dans un modèle ou une pratique de maintien de l'ordre inconstitutionnel ou illégal".

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