Assaut du Capitole: un Américain condamné à 5 ans de prison

Un partisan de l'ex-président américain Donald Trump a été condamné vendredi à cinq ans de prison pour avoir agressé la police lors de l'assaut sur le Capitole.

Assaut du Capitole: un Américain condamné à 5 ans de prison
©AFP
ATS

C'est la peine la plus lourde prononcée jusqu'à présent dans les multiples procédures ouvertes depuis lors. L'homme de 54 ans avait été vu, veste aux couleurs du drapeau américain et casquette "La Floride pour Trump" sur la tête, lançant des planches, un extincteur et d'autres objets sur la police près du Capitole.

Il tentait alors d'entrer dans le bâtiment emblématique de la démocratie américaine, mais avait ensuite été repoussé par le gaz au poivre utilisé par la sécurité - ce qui ne l'avait pas empêché de poursuivre ses jets, jusqu'à être touché par une balle de caoutchouc.

Une juge fédérale a rejeté ses excuses écrites à la main, dans lesquelles il assure avoir été dupé par l'ancien président, qu'il qualifie de "tyrannique." "J'ai réalisé qu'on nous avait menti", a-t-il écrit, parlant des partisans du président Trump.

Mais l'accusation avait souligné qu'après ces déclarations de culpabilité enregistrées en octobre, l'accusé avait défendu son action ce jour-là, tandis que la description d'une cagnotte en ligne lancée pour le soutenir rejetait la responsabilité des violences sur la police.

Il "a rejoint, en connaissance de cause, un groupe d'émeutiers dans l'intention bien précise d'interférer dans le processus électoral national", a rappelé l'accusation dans un document destiné aux juges.

Le 6 janvier, des milliers de partisans de Donald Trump s'étaient rués vers le congrès des Etats-Unis d'Amérique à Washington, où ils étaient entrés par la force pour empêcher les élus américains de certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Jusqu'à ce jour, la peine la plus lourde pour ces événements avait été de 41 mois de prison pour deux hommes, reconnus coupables d'obstruction de procédure. Plus de 700 personnes sont poursuivies à la suite de cette attaque, la plupart d'entre elles pour des délits mineurs, tels que l'entrée non autorisée.