Attaques au couteau au Canada: mandat d'arrêt émis contre les deux suspects, toujours en fuite

Un mandat d'arrêt a été émis lundi au Canada contre les deux hommes suspectés d'une série d'attaques à l'arme blanche qui ont fait au moins dix morts la veille dans le centre-ouest du pays, a annoncé la police.

Attaques au couteau au Canada: mandat d'arrêt émis contre les deux suspects, toujours en fuite
©AP

Des centaines de policiers étaient toujours mobilisés lundi au Canada pour retrouver les deux suspects d'une série d'attaques à l'arme blanche, dont le motif reste inexpliqué et qui ont fait au moins dix morts la veille dans deux villes isolées du centre du pays. Dix-huit personnes ont également été blessées, dont certaines grièvement, dans ce qui constitue l'une des agressions les plus sanglantes de l'histoire du pays.

Les meurtres ont visé une communauté autochtone à James Smith Cree Nation et dans la ville voisine de Weldon, en Saskatchewan, grande province rurale très peu peuplée du centre-ouest du pays.

"Des centaines" de policiers sont à pied d'oeuvre sur le terrain à la recherche des deux suspects qui ont été officiellement inculpés lundi notamment pour meurtres et tentatives de meurtres, a indiqué la commissaire adjointe de la Gendarmerie royale du Canada, Rhonda Blackmore.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a déploré lundi que ce type d'attaques meurtrières soient "devenues trop courantes" dans le pays.

"Ce type de violence n'a pas sa place dans notre pays", a-t-il déclaré lundi appelant les habitants de la province à la prudence et à collaborer avec la police.

La police a émis un mandat d'arrêt contre les deux hommes identifiés comme Damien Sanderson et Myles Sanderson, âgés respectivement de 31 et 30 ans - la police n'a pas précisé s'ils étaient de la même famille.

Aucune information n'a été communiquée sur les victimes par les autorités dans l'immédiat. Mais la majorité d'entre elles sont autochtones. Au Canada, ces derniers représentent environ 5% de la population - 38 millions d'habitants - et vivent dans des communautés souvent ravagées par le chômage et la pauvreté.

Selon la police, certaines victimes ont été ciblées par les suspects et d'autres ont été attaquées au hasard