Joe Biden "explore toutes les voies" pour rapatrier deux Américains détenus en Russie

Le président américain a assuré vendredi aux familles de deux Américains détenus en Russie, la star du basket Brittney Griner et l'ancien militaire Paul Whelan, qu'il "continuait à explorer toutes les voies possibles" pour les rapatrier, a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

AFP
La basketteuse américaine Brittney Griner a été condamnée à neuf ans de prison en Russie.
La basketteuse américaine Brittney Griner a été condamnée à neuf ans de prison en Russie. ©AFP

Joe Biden a rencontré séparément Elizabeth Whelan, la soeur de Paul Whelan, et Cherelle Griner, l'épouse de Brittney Griner.

"Le président est reconnaissant d'avoir eu l'occasion d'en apprendre plus sur Brittney et Paul", a indiqué sa porte-parole Karine Jean-Pierre dans ce communiqué, qui ne donne aucune indication sur les négociations en cours avec la Russie.

Plus tôt dans la journée, John Kirby, un porte-parole du Conseil de sécurité national rattaché à la Maison Blanche, avait assuré que "les discussions continuaient".

"Le président ne va pas lâcher prise. Il est convaincu que cette question restera au premier plan de son esprit et de celui de son équipe", a ajouté M. Kirby.

Cherelle Griner a pour sa part remercié M. Biden pour les "efforts de son administration pour obtenir sa libération". "J'ai ressenti chaque minute de ces sept mois éreintants sans elle", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

La Russie s'était dite récemment prête à discuter d'un échange de prisonniers pour la sportive.

John Kirby a assuré que Washington avait fait une offre "sérieuse" à Moscou, mais que les Russes "ne répondaient pas". "Ces deux personnes devraient déjà être chez elles. Point final", a-t-il ajouté.

La joueuse de basket-ball a été condamnée à neuf ans d'emprisonnement par un tribunal russe pour trafic de cannabis.

Son cas a pris une dimension géopolitique dans le contexte de la crise entre Moscou et Washington liée à l'offensive russe en Ukraine.

Cet affrontement diplomatique a aussi braqué à nouveau les projecteurs sur Paul Whelan, qui purge lui une peine de 16 ans de prison en Russie pour "espionnage".

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