États-Unis: un homme innocent libéré après avoir passé 38 ans à tort en détention

Le procureur George Gascon a qualifié les faits d'une "terrible injustice".

FILE - A prisoner, far right, is seen behind layers of wire razor fencing at the Louisiana State Penitentiary, the Angola Prison, in Angola, La., April 22, 2009. Ten high-risk juvenile offenders were transferred early Tuesday, Oct. 18, 2022, from the Bridge City Center for Youth in suburban New Orleans to a temporary facility housed at Angola Prison, the state's maximum-security prison north of Baton Rouge, authorities said. (AP Photo/Judi Bottoni, File)

Un homme condamné à tort à la prison à vie a été libéré d'une prison californienne après avoir passé plus de 38 ans derrière les barreaux. "Je ne me tiens pas ici comme un homme amer", a déclaré vendredi Maurice Hastings, âgé de 69 ans, lors d'une conférence de presse à Los Angeles. Le sexagénaire a été libéré après une analyse ayant révélé que son ADN ne correspondait pas à celle du tueur.

Il lui était reproché d'avoir enlevé, agressé sexuellement et tué par balle une femme de 30 ans à Inglewood, en Californie, en 1983. Le corps de la victime avait été retrouvé dans le coffre de sa voiture. Maurice Hastings avait été arrêté quelques mois plus tard, puis condamné à la perpétuité en 1988.

Maurice Hastings a toujours nié être le coupable. Une analyse ADN lui a finalement donné raison. M. Hastings avait demandé un test ADN en 2000, mais le bureau du procureur avait alors rejeté sa demande. Ce n'est qu'après avoir informé l'organisation Innocence Project, qui oeuvre pour blanchir des personnes condamnées par erreur, que l'homme a pu être disculpé.

Des tests ADN effectués en juin dernier ont en effet révélé que le sperme prélevé sur la victime n'était pas le sien. Le profil ADN, enregistré dans une banque de données, correspondait à un prisonnier décédé en 2020 et qui purgeait une longue peine de prison pour d'autres cas d'enlèvement et de viol.

"Ce qui est arrivé à M. Hastings est une terrible injustice", a déclaré le procureur George Gascon.