Brésil: Le mouvement s'essouffle, levée de presque tous les barrages routiers de bolsonaristes

Les barrages bolsonaristes se lèvent progressivement, l'acceptation de la défaite de Jair Bolsonaro commence pour les manifestants déçus.

<p>Des partisans du président brésilien sortant Jair Bolsonaro bloquent une autoroute près de Sao Paulo, le 2 novembre 2022</p>

Les barrages routiers dressés au Brésil par des manifestants refusant d'accepter la défaite électorale du président d'extrême droite Jair Bolsonaro avaient pratiquement disparu vendredi et seules quelques dizaines d'irréductibles continuaient de protester devant des casernes.

Le dernier décompte de la Police fédérale des routes (PRF) faisait état de seulement 11 barrages dans cinq des 27 Etats du pays, et aucun d'entre eux n'empêchait totalement la circulation de véhicules.

Depuis la défaite de Jair Bolsonaro face à l'icône de la gauche Luiz Inacio Lula da Silva à la présidentielle dimanche, la PRF dit avoir fait lever pas moins de 954 barrages sur des routes de tout le Brésil, pays aux dimensions continentales.

Le mouvement a commencé à s'essouffler mercredi, après la diffusion d'une vidéo du chef de l'Etat appelant ses partisans à "dégager les routes".

Jeudi soir, il restait encore 34 barrages, contre plus de 250 mardi.

L'indice Ibovespa Bourse de Sao Paulo a terminé la séance sur une hausse de 1,08%, après avoir grimpé de plus de 2% à l'ouverture, rassurée par cette amélioration du climat politique et social.

La Confédération nationale de l'Industrie avait averti mardi du "risque imminent de pénurie", notamment de carburant, si les axes routiers restaient bloqués.

Jair Bolsonaro a néanmoins qualifié de "légitimes" les manifestations devant des casernes et autres lieux de commandement militaire, qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes mercredi dans une douzaine de villes brésiliennes.

Ces manifestants d'extrême droite réclamaient l'intervention de l'armée pour empêcher l'icône de la gauche Lula de revenir au pouvoir pour un troisième mandat, après avoir dirigé le pays de 2003 à 2010.