Lula promet un retour à la "normalité" et au "dialogue" au Brésil

Le président brésilien élu Lula a eu mercredi une série d'entretiens politiques à Brasilia, deux mois avant sa prise de fonctions pour un troisième mandat, appelant au retour "du dialogue" et de la "normalité" dans un Brésil coupé en deux.

President-elect Luiz Inacio Lula da Silva speaks during a press conference after a meeting with politicians from the transition teams at the Electoral Court in Brasilia, on November 9, 2022. - To lay the groundwork for the changeover of government on January 1, Lula da Silva is meeting with the leaders of both chambers of Congress in Brasilia to discuss budget issues as he looks to implement his campaign promises of increased social spending, while grappling with a struggling economy. (Photo by Sergio Lima / AFP)
Le président élu Lula s'exprime lors d'une conférence de presse après une réunion avec des politiciens des équipes de transition au tribunal électoral à Brasilia, le 9 novembre 2022 ©AFP or licensors

L'icône de la gauche Luiz Inácio Lula da Silva a d'abord rencontré l'influent président de la Chambre des députés, Arthur Lira, ex-allié du président défait d'extrême droite Jair Bolsonaro. "Le pays a besoin de dialogue et de normalité", a tweeté Lula en publiant une vidéo où on le voit accueilli par M. Lira à Brasilia.

Il faisait apparemment référence aux quatre années secouées par les crises du mandat de Jair Bolsonaro et à la campagne électorale à couteaux tirés qui a polarisé le Brésil. Lula s'est également entretenu avec le président du Sénat, Rodrigo Pacheco, en présence de son futur vice-président Geraldo Alckmin, chargé de coordonner l'équipe de transition. Lula, 77 ans, a repris ses activités après une semaine de vacances, à la suite du 2e tour de la présidentielle du 30 octobre qu'il a emportée avec seulement 1,8 point d'avance sur Bolsonaro.

"Il est possible de retrouver l'harmonie entre les pouvoirs, de retrouver la normalité de la coexistence entre les institutions brésiliennes, qui ont été malmenées par le langage pas toujours recommandable de certaines autorités liées au gouvernement", a-t-il déclaré aux journalistes en fin de journée. Lula a par ailleurs rencontré la présidente de la Cour suprême, Rosa Weber, et le président du Tribunal supérieur électoral (TSE), Alexandre de Moraes, deux institutions qui ont été violemment attaquées par Bolsonaro. "Le Brésil n'a plus le temps de continuer à se battre", a déclaré Lula. "Le temps n'est pas à la vengeance, la rage ou la haine. Il est temps de gouverner", a-t-il ajouté.