”Mon pire cauchemar est devenu réel” : une ambulancière découvre trop tard qu’une victime qu’elle a tenté de sauver est sa fille

Jayme Erickson, une ambulancière canadienne, a découvert plus tard qu’une jeune fille qu’elle avait tenté de sauver était en fait sa propre fille.

Une voiture a fait des tonneaux ce matin sur la N 803.
Jayme Erickson a tout fait pour sauver sa fille sans le savoir. ©DR

Le 15 novembre, à Calgary, a eu lieu un crash routier important entre un camion et une voiture.

Tandis qu’une passagère a pu s’extirper du véhicule, l’autre s’est retrouvée coincée avec des blessures très importantes.

Quand Jayme Erickson est arrivée sur place, elle est immédiatement venue en aide à la jeune fille, dévisagée par ses blessures, ce qui a empêché Jayme de reconnaître sa fille. Après avoir attendu à ses côtés, elle envoie la jeune fille en hélicoptère vers l’hôpital voisin.

Lors d’une conférence de presse, un autre ambulancier a commenté le drame : “sans le savoir, Jayme gardait sa propre fille en vie”.

Ayant achevé sa journée de travail, l’ambulancière rentre chez elle. C’est là que la police canadienne l’a accueillie et lui a appris le décès de sa fille, Montana.

Jayme Erickson réalise à cet instant que la jeune fille qu’elle avait tenté de sauver était en fait sa fille. “Mon pire cauchemar d’ambulancière est devenu réel, écrit-elle sur Facebook. Le patient grièvement blessé dont je venais de m’occuper était ma propre chair et mon sang. Mon seul enfant. Mon mini-moi. Ma fille, Montana. Ses blessures étaient tellement horribles que je ne l’ai même pas reconnue”.

Malgré les soins prodigués, les médecins ont choisi de débrancher Montana car ses blessures ne lui permettraient pas de vivre. “C’était une battante et elle s’est battue jusqu’au jour de sa mort”, a écrit sa mère.

Je vais chérir les souvenirs que nous avons créés et le temps que nous avons passé ensemble”, a-t-elle ajouté. “Je suis brisée. Je suis brisée. Il me manque une partie de moi-même. On me laisse ramasser les morceaux et on s’attend à ce que je continue.