Le haut conseiller médical américain Anthony Fauci a appelé mercredi à la prudence à la réouverture des frontières des Etats-Unis. Il a aussi exhorté ses compatriotes à porter un masque buccal dans les espaces publics. Ses déclarations sont diamétralement opposées à celles du président Donald Trump, qui souhaite lui un retour rapide à la vie normale. Il se vante même de ne pas porter de masque. L'immunologiste a déclaré, lors d'une interview accordée à CNN, qu'il était convaincu que le port du masque n'était pas "efficace à 100%" mais qu'il s'agissait tout de même d'une protection précieuse et d'un signe de respect pour autrui. "Je veux me protéger ainsi que les autres et je veux (...) montrer aux gens qu'il s'agit de quelque chose qu'ils devraient faire", a déclaré le conseiller de la Maison blanche.

Dans le cadre de son appel à un retour à la vie normale, Donald Trump a récemment exhorté à une réouverture rapide des écoles. Il souhaite également qu'un maximum de personnes puisse assister à la convention républicaine en août, en Caroline du Nord, qui doit acter la candidature du président à sa réélection. Si le gouverneur - démocrate - de l'État ne peut pas "garantir" que l'arène pourra fonctionner à sa capacité maximale, le président menace de tenir la convention ailleurs.

Anthony Fauci s'est lui montré réservé quant à la tenue des conventions politiques devant une foule. "Je pense que nous ferions mieux de ne pas nous prononcer maintenant car elles auront lieu dans des mois. Nous pouvons espérer d'ici là une baisse significative (du nombre de nouveaux cas et d'hospitalisations liées au coronavirus). Si ce n'est pas le cas, j'émettrais alors, comme je l'ai déjà dit, de sérieuses réserves", a expliqué l'immunologiste.

L'expert a aussi pointé que la réouverture des écoles dépendait de la situation sur le terrain et qu'une même approche pour tous les établissements pouvait ne pas être opportune. Il a enfin déclaré qu'une deuxième vague de contaminations du Covid-19 était possible aux Etats-Unis mais pouvait être évitée, si les États agissent "correctement".