La chambre fédérale de cassation pénale, plus haute juridiction pénale d'Argentine, a déclaré "irrecevable" un recours contre ces poursuites présenté par la défense de Mme Kirchner.

Sont poursuivis dans la même affaire Julio De Vido, ministre de la Planification fédérale pendant les présidences de Nestor Kirchner et de son épouse Cristina (2003-2015), ainsi que plusieurs puissants entrepreneurs du secteur du bâtiment.

Tous sont accusés d'avoir formé une association illégale et d'être impliqués dans 175 cas de corruption entre 2003 et 2015.

Le parquet a estimé à au moins 160 millions de dollars le montant total des dessous-de-table versés de 2003 à 2007, pendant la présidence de Nestor Kirchner, décédé en 2010.

Le dossier dérive de l'affaire dite des "cahiers de la corruption", de simples cahiers d'écolier dans lesquels un chauffeur du ministère de la Planification a noté pendant des années ses trajets, les noms des fonctionnaires et entrepreneurs auxquels il remettait de l'argent et le montant des sommes ainsi versées. Cristina Kirchner, 67 ans, est mise en examen dans un total de neuf affaires de corruption présumée concernant des faits survenus pendant qu'elle était présidente, de 2007 à 2015.

Mme Kirchner déclare que ces poursuites sont dues à une persécution politique menée contre elle pendant la présidence de son successeur Mauricio Macri (2015-2019) et à l'hostilité personnelle du juge Claudio Bonadio, décédé en février dernier et qui a mené la plupart des enquêtes la visant.