Laissée à l’abandon, la prison a été classée au patrimoine national en 1995, et l’île déclarée réserve naturelle en 2001. À quelques encablures de la côte du golfe de Nicoya, sur la côte pacifique, l’île de San Lucas était jusqu’ici tristement célèbre pour sa prison où les détenus étaient soumis à des conditions inhumaines de détention, voire à des tortures, de 1873 jusqu’à sa fermeture en 1991.

En août, San Lucas s’est définitivement trouvé un nouveau destin, plus riant, avec son ouverture aux touristes, malgré les restrictions imposées par la crise sanitaire du nouveau coronavirus.

Depuis l’année dernière, plusieurs organismes publics s’activaient à réhabiliter l’ancienne île-prison en traçant des sentiers de découverte de ses beautés naturelles et de sa faune, tandis que l’ancien pénitencier était aménagé pour l’ouvrir à la visite.

Au détour des sentiers qui parcourent les 500 hectares de San Lucas se découvrent en pleine forêt les vestiges des premiers quartiers carcéraux. Désormais, les hurlements des singes remplacent les cris de douleur ou de désespoir des bagnards.