Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui doit subir dimanche une nouvelle opération chirurgicale, s'est entouré samedi d'alliés et de partisans lors du défilé militaire célébrant le jour de l'Indépendance, où une partie du public l'a reçu aux cris de "mito" ("le mythe") Pour sa première fête nationale en tant que président, l'ex-capitaine de l'armée a exalté l'esprit nationaliste et s'est affiché aux côtés de chefs d'entreprise, de leaders religieux et d'alliés politiques, au moment où sa popularité est en baisse et que son gouvernement vient d'être mis en cause par la communauté internationale pour sa gestion des incendies de ces dernières semaines en Amazonie.

"L'indépendance ne vaut rien si nous n'avons pas la liberté, tant de fois menacée par des Brésiliens qui n'ont d'autre but que le pouvoir", a-t-il déclaré à la télévision avant le début des commémorations.

"Le Brésil nous appartient, il est vert et jaune", a ajouté le chef de l'Etat en référence aux couleurs du drapeau national, adoptées par la droite lors des manifestations ces dernières années.

Jair Bolsonaro avait appelé les Brésiliens à sortir dans les rues vêtus de jaune et vert, les couleurs du drapeau national, pour "montrer au monde qu'ici c'est le Brésil" et que "l'Amazonie nous appartient". Si nombre des quelque 20.000 personnes présentes ont suivi la consigne, beaucoup étaient habillées normalement.

Reproduisant le rituel du jour de son investiture, le président d'extrême droite a défilé sur l'Esplanade des Ministères à Brasilia dans une Rolls Royce décapotable. A ses côtés, se tenaient son fils, Carlos Bolsonaro, et un jeune garçon portant le maillot de la Seleçao.

Au milieu du défilé, auquel ont participé quelque 3.000 militaires-, Jair Bolsonaro, qui portait son écharpe présidentielle, a rompu le protocole en descendant de la tribune d'honneur pour aller saluer la foule.

"Mito, mito, mito!" ("le mythe"), criait une partie de la foule, reprenant le surnom que lui donnent ses partisans.

Jair Bolsonaro doit subir dimanche une quatrième intervention chirurgicale depuis l'attentat à l'arme blanche qui avait failli lui coûter la vie durant sa campagne électorale, il y a un an, le 6 septembre 2018.

Il doit être réopéré pour "une hernie incisionnelle" à l'abdomen, c'est-à-dire une éventration de la paroi abdominale, suivie de 10 jours de convalescence, selon ses médecins d'un grand hôpital de Sao Paulo (sud-est).