Après Georges W. Bush, Boris Johnson, Tony Blair, c'est Barack Obama qui a pris la plume pour saluer le départ du prince Philip, époux de la reine d'Angleterre. 

Le 44ème président des Etats-Unis revient sur sa rencontre avec le défunt. "Lorsque nous avons rencontré pour la première fois Son Altesse Royale le Prince Philip, Duc d'Édimbourg, Sa Majesté la Reine Elizabeth II et lui-même étaient déjà sur la scène mondiale depuis plus d'un demi-siècle, accueillant des dirigeants comme Churchill et Kennedy, Mandela et Gorbatchev. En tant que deux Américains [avec son épouse Michelle] peu habitués aux palais et au prestige, nous ne savions pas à quoi nous attendre", admet Barack Obama. 

"Nous n'aurions pas dû nous inquiéter. La reine et le prince Philip nous ont immédiatement mis à l'aise par leur grâce et leur générosité, transformant une cérémonie en quelque chose de beaucoup plus naturel, voire confortable. Le prince Philip, en particulier, était gentil et chaleureux, avec un esprit vif et une bonne humeur sans faille. Ce fut notre première rencontre avec l'homme qui se cache derrière le titre et, depuis, notre admiration pour lui n'a fait que croître. Il nous manquera beaucoup", confie-t-il sur sa page Facebook. 

Obama rappelle le soutien sans faille du prince à son épouse, sa discrétion et son dévouement. "Aux côtés de la reine ou deux pas derrière, comme le veut la coutume, le prince Philip a montré au monde entier ce que signifiait être le mari d'une femme puissante. Mais il a également trouvé le moyen de diriger sans se placer sous les projecteurs : il a participé aux combats de la Seconde Guerre mondiale, a commandé une frégate dans la Royal Navy et a parcouru inlassablement le monde pour défendre l'industrie et l'excellence britanniques", souligne le Démocrate américain avant de remettre ses condoléances aux proches du défunt. 

"Alors que le monde entier pleure sa disparition, nous adressons nos vœux les plus chaleureux et notre profonde sympathie à la Reine, à ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, ainsi qu'à tous ceux qui ont connu et aimé cet homme remarquable", conclut-il.