Toutes les activités commerciales "non essentielles" avaient été suspendues le 26 mars, lorsque la municipalité avait décrété une semaine entière de jours fériés afin d'éviter les mouvements et brassages de population dans la ville de 6,7 millions d'habitants.

Les supermarchés, pharmacies et autres commerces de première nécessité étaient restés ouverts. Les restaurants ne pouvaient plus fonctionner qu'avec des livraisons ou des retraits de commandes.

Bien que Rio ait enregistré cette semaine en moyenne 100 décès du Covid-19 par jour, les consultations aux urgences commencent à fléchir un peu, ce qui, espèrent les autorités municipales, devrait se traduire par une baisse des hospitalisations et des décès dans les prochaines semaines.

"Voici une réponse à ceux qui pensent que les restrictions ne servent à rien", a déclaré le maire Eduardo Paes lors d'une conférence de presse.

Les bars et restaurants vont pouvoir fonctionner jusqu'à 21H00, et les commerces, cinémas, théâtres ou musées pourront rouvrir sous certaines conditions.

Les hauts lieux touristiques de Rio, telle la statue du Christ Rédempteur qui domine la ville et sa baie, pourront aussi recevoir de nouveau des visiteurs.

Sur les kilomètres de plages de la ville, aucune activité de vente ambulante n'a été autorisée de nouveau et seule la pratique d'un sport individuel est tolérée. Toutefois dans les faits, de nombreuses personnes prennent toujours des bains de soleil, en dépit de leur interdiction, et particulièrement le week-end.

"Nous ne pouvons pas ordonner de confinement strict", a poursuivi le maire, "mais ce n'est pas le moment de se relâcher. Rio n'a pas retrouvé une vie normale".

Le taux d'occupation des lits en soins intensifs dans l'ensemble de l'Etat de Rio de Janeiro reste au-dessus de 90% et plus de 600 patients Covid étaient jeudi en attente d'un lit.

L'Etat, qui compte 17 millions d'habitants, est l'un des plus endeuillés par le coronavirus, avec 224 morts pour 100.000 habitants, contre une moyenne nationale de 164 morts.

La pandémie a fait plus de 345.000 morts en un peu plus d'un an au total au Brésil, qui compte 212 millions d'habitants, un bilan surpassé seulement par les Etats-Unis