"C'est un enfant": c'est ainsi que le républicain américain Joe Walsh a justifié sa candidature à des primaires contre le président sortant Donald Trump pour l'élection présidentielle de novembre 2020, son deuxième rival à ce stade. 

"Nous ne pourrons supporter quatre ans de plus de Donald Trump. C'est pourquoi je suis candidat à la présidentielle", a déclaré Joe Walsh, animateur de radio conservateur et ancien élu du Tea Party au Congrès, sur Twitter.

Sa candidature est plus symbolique que menaçante pour le président Trump, qui a le soutien du parti et de la plupart de ses élus et électeurs, et ne doute pas qu'il sera réinvesti. Mais elle est la seconde contre Donald Trump, après celle de l'ancien gouverneur républicain modéré Bill Weld.

"Je suis candidat car il est incompétent. Il faut que quelqu'un se dévoue", a expliqué Joe Walsh dans une interview sur la chaîne ABC dimanche. "Il est cruel. Il est raciste, et il est narcissique".

Donald Trump n'est pas le premier président américain sortant à se voir défier au sein de son parti pour une nouvelle investiture. En 1980, par exemple, le président démocrate sortant Jimmy Carter a ainsi dû batailler jusqu'à la fin des primaires contre le sénateur de son camp Ted Kennedy. Carter fut réinvesti mais perdit l'élection contre Ronald Reagan.

Le parti républicain devrait organiser des primaires en 2020, mais à moins qu'un poids lourd ne se présente, ces scrutins pourraient n'être qu'une formalité pour Donald Trump.