La Chine a qualifié lundi de "farce" les accusations de Donald Trump selon lesquelles l'attaque informatique géante visant les Etats-Unis pourrait être d'origine chinoise, alors même que son administration incrimine la Russie.
Le président américain a minimisé samedi le piratage dont l'Etat fédéral fait l'objet, ironisé sur les accusations visant Moscou et estimé dans un tweet que "ça pourrait être la Chine".

En réponse, le porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin, n'a pas formellement démenti la thèse d'une implication de Pékin mais qualifié les accusations américaines de "pas sérieuses et contradictoires".
"Les accusations américaines contre la Chine ont toujours relevé de la farce et d'arrière-pensées politiques", a-t-il déclaré devant la presse.

"En matière de cybersécurité, le comportement des Etats-Unis n'est pas bon et s'il y a un pays mal placé pour critiquer les autres, ce sont bien les Etats-Unis", a-t-il dit.

L'étendue estimée de la cyberattaque ne cesse de s'élargir à mesure que l'on découvre de nouvelles victimes, y compris au-delà des Etats-Unis.

L'attaque a débuté en mars, les pirates profitant d'une mise à jour d'un logiciel de surveillance mis au point par une entreprise, SolarWinds, utilisé par des dizaines de milliers d'entreprises et d'administrations dans le monde.
Elle s'est poursuivie durant des mois avant d'être découverte par le groupe de sécurité informatique FireEye, lui-même victime de cyberattaques la semaine dernière.

Le ministre des Affaires étrangères de Donald Trump, Mike Pompeo, a officialisé les soupçons des experts pointant Moscou du doigt, avant d'être contredit par le président.
La Russie a démenti être impliquée dans cette affaire.

Selon les informations connues à ce stade, les pirates ont réussi à pénétrer les courriels internes du Trésor et du ministère du Commerce américains.

Le ministère de l'Energie a confirmé vendredi avoir été touché, tout en assurant que le logiciel malveillant avait épargné ses missions les plus sensibles, notamment la branche chargée de la sécurité de l'arsenal nucléaire.