Ces nouvelles menaces justifient le maintien d'un dispositif de sécurité renforcé autour du temple de la démocratie américaine, a assuré la cheffe par intérim de la police du Capitole, Yogananda Pittman, lors d'une audition devant une commission parlementaire.

"Nous savons que des membres de milices qui étaient présents le 6 janvier" lors de l'assaut sur le Capitole "ont exprimé leur désir de faire sauter le bâtiment et de tuer autant d'élus que possible en lien direct avec le discours sur l'Etat de l'Union", a-t-elle déclaré.

Ce terme fait référence au discours annuel du président américain devant les élus des deux chambres du Congrès réunies, une obligation constitutionnelle lors de laquelle il fixe le cap de son action.

"Sur la base de cette information, nous jugeons prudent que la police du Capitole maintienne le dispositif renforcé de sécurité le temps de corriger les vulnérabilités" mises en lumière lors de l'attaque du 6 janvier, a-t-elle ajouté.

Environ 10.000 partisans de Donald Trump s'étaient massés ce jour-là aux abords du Capitole et 800 avaient, selon elle, réussi à s'y introduire au moment où les élus certifiaient la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Ils avaient semé le chaos et la violence. Cinq personnes, dont un policier du Capitole, sont mortes lors de ce coup de force.

Depuis, des barrières ont été érigées pour protéger les abords du Capitole et des soldats de la Garde nationale restent mobilisés en soutien de la police.