Amérique Les discours clivants du président américain Donald Trump ont été pointés du doigt par bon nombre d'observateurs, souvent démocrates, en marge des deux tueries de masse qui ont frappé les États-Unis samedi et dans la nuit de dimanche.

L'ancien vice-président démocrate Joe Biden a notamment tiré la sonnette d'alarme ce lundi, en déclarant que " les suprémacistes blancs, ces idéologies extrêmes sont en train de croître, de prendre racine en Amérique."

Si à Dayton, où neuf personnes ont été froidement tuées, on se garde de désigner un caractère raciste à l'attaque perpétrée, la motivation suprémaciste de la tuerie d'El Paso, où 22 personnes sont décédées, a été vérifiée. Cette dernière a d'ailleurs été qualifiée de cas de "terrorisme intérieur".

L'aspect gravissime de ces fusillades qui ont eu lieu à 13h d'intervalle n'a semble-t-il pas été compris directement par le président américain, qui fut photographié en "représentation" lors d'un mariage ce même week-end sanglant. Selon des journalistes américains, cités par le Huffington Post, le milliardaire s'est rendu dans son club de golf vendredi soir.

Samedi soir (heure américaine), Donald Trump s'est joint à un couple de jeunes mariés dont l'union était célébrée dans son club.

"Donald Trump s’est joint à Alyssa et Alexander au Trump Golf de Bedminster pour leur mariage”, peut-on lire sur la publication du Trump National Golf Club Bedminster.

Ce qui cloche ici? Cette soirée se serait déroulée "des heures après la fusillade d'El Paso", comme l'indique le Huffington Post. Une publication Instagram des jeunes mariés indique d'ailleurs que ceux-ci "se sont mariés à l’église St. Elizabeth et ont dansé toute la nuit lors de leur réception au Trump national golf course." 

Une apparition présidentielle qui choque les internautes et donne du grain à moudre aux critiques. 

En réponse aux deux fusillades, Donald Trump "a condamné fermement le racisme et le suprémacisme blanc" et a pointé du doigt "un problème de santé mentale" des assaillants, ainsi que la problématique des jeux vidéos "atroces et sinistres qui célèbrent la violence". Pas question pour le locataire de la Maison Blanche de toucher au second amendement, celui qui permet aux Américains de détenir des armes car pour lui "ce sont les personnes qui mènent aux actes violents, pas les armes".