Dans un entretien à la chaîne NBC, le jeune entrepreneur, Andrei Doroshin, étudiant à l'université Drexel, a reconnu jeudi avoir "fait des erreurs" et avoir vacciné personnellement quatre de ses amis samedi dernier. Mais il a assuré avoir agi ainsi uniquement parce que les doses "allaient expirer" et qu'aucune personne éligible n'avait pu être trouvée à temps.

L'association "Philly Fighting Covid", qu'il a créée en 2020 avec "un groupe de bénévoles" pour aider face à la pandémie selon son site internet, s'est aussi vue mise au ban par la mairie de la principale métropole de Pennsylvanie.

Le chef des services de santé municipaux, Thomas Farley, a déclaré "regretter, a posteriori" s'être associée à l'organisation de M. Doroshin, qui affirmait vouloir fonctionner selon "un modèle complètement nouveau", mais s'était récemment transformée en société à but lucratif.

Philly Fighting Covid s'était hissée au rang des acteurs municipaux importants dans la lutte contre la pandémie à Philadelphie, d'abord en participant aux tests anti-Covid, puis, début janvier, en organisant le premier grand centre de vaccination de la ville. L'organisation a vacciné dans ce cadre quelque 6.800 soignants, prioritaires pour l'immunisation.

Plusieurs élus réclament désormais une enquête sur la façon dont cette jeune organisation a gagné la confiance de la mairie.

D'autres cas de doses administrées à des personnes non prioritaires - selon les critères actuellement en vigueur dans plusieurs Etats du pays, qui les réservent aux professions les plus exposées au coronavirus et aux plus de 65 ans - ont été signalés à travers les Etats-Unis, là encore afin de ne pas gâcher les précieuses fioles.

Selon des médias américains, six automobilistes pris dans une tempête de neige dans l'Oregon ont ainsi été vaccinés mardi, une équipe de professionnels de santé s'étant retrouvée coincée avec eux, avec des doses de vaccin en passe d'être périmées.