L'ONU a demandé mercredi à la communauté internationale un "soutien urgent" pour protéger les millions de migrants vénézuéliens des conséquences économiques de la pandémie du nouveau coronavirus, qui a fait plus de 45.000 morts dans le monde. 

"Des millions de réfugiés et migrants, et les communautés qui les accueillent, continuent d'avoir un besoin urgent, a fortiori alors que l'impact économique de la pandémie du coronavirus commence à se faire sentir en Amérique latine et dans les Caraïbes", a déclaré l'envoyé spécial de l'ONU pour les réfugiés et les migrants vénézuéliens, Eduardo Stein, dans un communiqué daté de Bogota.

"Nous appelons la communauté internationale à accroître son soutien aux programmes humanitaires, de protection et d'intégration, dont dépendent la vie et le bien être de millions de personnes", a-t-il ajouté.

Les quelque 4,9 millions de Vénézuéliens, qui depuis 2015 ont fui la crise dans leur pays, sont particulièrement vulnérables aux conséquences de la pandémie, étant donné que beaucoup n'ont pas de revenus suffisants pour couvrir leurs besoins basiques ou n'ont même pas de logement, a souligné M. Stein.

Ces migrants courent de surcroît le risque d'être stigmatisés "face à la montée de la peur et des troubles sociaux" dans leurs pays d'accueil, ajoute le texte.

La Colombie voisine est la principale destination des Vénézuéliens, avec 1,7 million de personnes.

L'ONU a plusieurs fois salué l'accueil qui leur est réservé dans ce pays et Bogota a réitéré ses appels à la communauté internationale, en quête de fonds pour gérer cet afflux migratoire sans précédent en Colombie.