Des policiers terrifiés, des sénateurs paniqués et des assaillants très menaçants. Voici ce que l'on peut voir sur les nouvelles images diffusées lors du deuxième jour du procès en destitution de Donald Trump. Les démocrates ont souhaité frapper fort et recontextualiser la violence des événements qui se sont déroulés le 6 janvier dernier, lorsque les partisans de Donald Trump ont semé le chaos au Capitole. Des images inédites prises par des caméras de surveillance.

On peut ainsi voir le sénateur Mitt Romney obligé de faire demi-tour et de se réfugier à l'intérieur du Capitole en raison des événements. Des images très dérangeantes et qui ont suscité de vives émotions chez le sénateur qui a expliqué ne pas se rendre compte que la foule était si proche de lui. Sur une autre vidéo, on peut voir Mike Pence être mis précipitamment à l'abris. Les démocrates vont jusqu'à affirmer que les assaillants l'auraient tué s'ils l'avaient trouvé. Sur un autre extrait encore, on peut entendre des partisans de Donald Trump rechercher Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis. Son équipe a été obligée de se cacher dans une salle de conférence et d'appeler de l'aide. "Nous avons besoin de la police du Capitole, ils sont dans le hall et ils martèlent la porte pour la trouver", peut-on entendre dans un extrait sonore. 


Avec ces images, les démocrates espèrent marquer les esprits. Ils considèrent que Donald Trump n'a pas été un "témoin innocent de l'incident". Le procureur démocrate Jamie Raskin a même pris les devants, en accusant l'ancien président d'avoir renoncé à ses fonctions présidentielles. On lui reproche de ne pas avoir rappelé spontanément ses partisans lors du début de l'assaut, et de ne pas l'avoir fait plus fermement lorsqu'il a enfin pris la parole. 

Dans les rangs républicains, certains ont estimé que la diffusion de ces nouvelles images pourrait "causer des dommages considérables" à l'ancien locataire de la Maison-Blanche.

Les procureurs et la défense disposent chacun de seize heures pour plaider leur cause. Au terme de cette plaidoirie, une majorité des deux tiers du Sénat doit être d'accord pour déclarer Donald Trump coupable. Un scénario qui semble difficilement envisageable.