L'Australien de 49 ans est détenu au Royaume-Uni en attendant que la justice britannique n'examine l'appel formé contre le refus de son extradition vers les Etats-Unis.

La justice américaine veut le juger notamment pour espionnage, après la diffusion à partir de 2010 de plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

Les signataires, 24 organisations parmi lesquelles Human Rights Watch, Amnesty international ou Reporters sans frontières, estiment que ces poursuites "menacent la liberté de la presse" et créeraient un précédent de nature à "criminaliser" des pratiques journalistiques.

Julian Assange se trouve sous le coup de poursuites lancées sous la présidence de Donald Trump, à qui les soutiens de Julian Assange avaient demandé de le gracier, en vain.

Sous Barack Obama, qui avait Joe Biden pour vice-président, la justice américaine avait renoncé à poursuivre le fondateur de WikiLeaks.

Il y a 10 ans, Joe Biden avait estimé que Julian Assange s'apparente davantage à un "terroriste high tech" qu'à un héritier des "Pentagon papers" ayant révélé dans les années 1970 les mensonges des Etats-Unis sur la guerre du Vietnam.