"Le seul senior qui intéresse Donald Trump c'est le senior Donald Trump lui-même", a lancé le candidat démocrate à Pembroke Pines, au nord de Miami, où il a une nouvelle fois dénoncé la gestion de la pandémie par le président républicain qui brigue un second mandat le 3 novembre.

L'ancien vice-président de 77 ans a tenu un discours d'une demi-heure en détaillant quelques propositions pour les personnes âgées, un électorat crucial qui, dans le "Sunshine State", a basculé de son côté dans les sondages après avoir voté en majorité pour le milliardaire républicain en 2016.

Mais il s'est surtout attardé sur l'action de son adversaire, alors que les Etats-Unis affichent le plus lourd bilan au monde avec plus de 215.000 morts du Covid-19. "Il a empêché les seniors de Floride et les citoyens de tout le pays d'avoir l'aide dont ils avaient besoin", a-t-il déploré. "Combien d'entre vous ne peuvent pas embrasser leurs petits enfants?", a-t-il ajouté dans un centre pour retraités.

Son discours n'a pas été ponctué par les déclarations parfois embrouillées ou trous de mémoire apparents constatés la veille dans l'Ohio, sur lesquels insiste le camp trumpiste pour mettre en doute sa forme physique et mentale.

Par contraste, le président-candidat âgé de 74 ans s'est lui présenté lundi "en pleine forme" lors d'un meeting en Floride, et se dit désormais "immunisé" contre le coronavirus moins de deux semaines après avoir été testé positif.

Mais Joe Biden mène de loin dans les sondages à l'échelle du pays (+10 points d'avance selon la moyenne établie par le site RealClearPolitics). Il a également l'avantage sur Donald Trump, quoique plus réduit, dans les Etats les plus disputés qui, comme la Floride (+3,7 points), pourraient faire basculer l'élection présidentielle.