Depuis hier, plusieurs médias américains, CNN et le New York Times en tête, dénoncent le fait que l'ancien président et sa femme se seraient faits vacciner peu avant leur départ de la Maison Blanche, en janvier. La chaîne télévisée CNN dit s'appuyer sur un contact avec un "conseiller de Trump". L'AFP a quant à elle évoqué une "source proche de l'ex-président". Aucune précision n'est encore connue quant au vaccin ou aux nombres de doses administrés.

Ce qui interpelle, c'est le contraste avec l'administration publique du vaccin à Joe Biden et à Kamala Harris en décembre dernier sous le regard des caméras de télévision. Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton avaient alors déclaré qu'ils étaient prêts à faire de même, "pour l'exemple".

Peter Hotez, co-fondateur du centre de développement de vaccin de l'hôpital pour enfants du Texas, s'est ainsi indigné de ce comportement, estimant que "si le président avait dévoilé publiquement qu'il avait reçu le vaccin, cela aurait aidé à faire se disperser beaucoup d'hésitations à l'égard des vaccins". Le vaccinologue a aussi rappelé qu'"un des premiers groupes de personnes hésitantes quant à la vaccination est celui des électeurs de Trump". Les partisans de Trump sont réputés pour se montrer particulièrement sceptiques par rapport au vaccin, et la posture de l'ex-président comme le ton de ses tweets conspirationnistes n'ont pas inversé la tendance."Je pense que les vaccins peuvent être très dangereux. Et, évidemment, vous savez, beaucoup de gens parlent de vaccins avec les enfants en ce qui concerne l'autisme", partageait-il en 2009, selon le New York Times.

Mais depuis lors, ses doutes quant aux vaccins semblent s'être apaisés. Ce dimanche, lors de la la Conservative Political Action Conference (CPAC), sa première prise de parole publique depuis son départ de la Maison Blanche, il a affirmé "que tout le monde devrait se faire vacciner", et a souligné que c'était tout à fait indolore. Il s'est également attribué le mérite du développement éclair du vaccin : "Ne les laissez jamais oublier que c'était nous. Nous l'avons fait".