Le président américain Donald Trump n'a pas exclu mercredi un éventuel allègement des sanctions visant Téhéran afin de permettre une rencontre avec son homologue iranien Hassan Rohani, se contentant d'une réponse évasive sur ce sujet sensible. Interrogé dans le Bureau ovale sur une levée partielle des sanctions qui étranglent l'économie iranienne pour ouvrir la voie à un face-à-face historique avec M. Rohani, M. Trump a répondu "Nous verrons, nous verrons".

"Je pense que l'Iran a un énorme potentiel (...) Nous espérons pouvoir aboutir à un accord", a-t-il ajouté, martelant sa conviction que Téhéran "aimerait avoir un accord".

L'Iran a une nouvelle fois rejeté mercredi l'idée d'une rencontre entre les deux dirigeants des pays ennemis sans une levée des sanctions.

"Tant que le terrorisme économique du gouvernement américain et les cruelles sanctions sont imposés au peuple iranien, il n'y a pas de place pour des négociations", a affirmé Majid Takht-Ravanchi, représentant de l'Iran à l'ONU.

Les propos de M. Trump marquent une inflexion par rapport à la position intransigeante de plusieurs membres de son équipe, réaffirmée après l'annonce d'une proposition de médiation française.

"On ne peut pas être plus clairs sur le fait que nous sommes déterminés à mettre en oeuvre cette campagne de pression maximale et que nous n'entendons pas accorder d'exceptions ou de dérogations", avait déclaré début septembre l'émissaire américain pour l'Iran Brian Hook. "Les Etats-Unis intensifient leur campagne de pression maximale", avait-il ajouté.

Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont exacerbées depuis le retrait de Washington en 2018 de l'accord international signé trois ans auparavant. Le texte, qui visait à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, était jugé trop laxiste par M. Trump.