Amérique Donald Trump s'est confié sur le coût de sa présidence lors d'un meeting consacré à l'énergie, à Monaca, mardi 13 août. Mais qu'en est-il?

Face à une foule d'ouvriers d'une usine pétrochimique Shell à Monaca, le président américain a livré un discours portant sur l'énergie. Mais cette thématique fut rapidement occultée par Donald Trump, qui comme à son habitude, se permit de divaguer au cours de sa déclamation. Bon nombre de thèmes hors sujets ont alors été évoqués. Parmi ceux-ci, la passion des camions de Donald Trump, - " J'ai toujours aimé les camions", répéta-t-il à plusieurs reprises. Ou encore, la perte d'intérêt du public américain pour la cérémonie des Oscars. Le tout, toujours face à une foule d'ouvriers d'une usine pétrochimique: " Vous savez que les Oscars ont des problèmes d'audience. Personne ne veut plus regarder cette cérémonie... Les gens en sont fatigués."

Et puisque les digressions n'avaient été assez nombreuses, le locataire de la Maison Blanche en rajouta une autre: le coût de sa présidence.
Combien coûte-t-il d'être le 45e président des États-Unis? " Cela me coûte une fortune", vous répondra Donald Trump, tel qu'il le déclare à Monaca ce mardi 13 août. " Cela me coûtera probablement 5 milliards de dollars - si on compte tout ce que cela me coûte en frais d'avocats, car on me poursuit pour tout et n'importe quoi. (...) En fait, cela risque de me coûter entre 3 et 5 milliards de dollars, pour le plaisir d'être président. Et je m'en fiche car j'aime mon job. Vous savez, être riche, cela ne compte pas. Je veux juste rendre la vie des gens bien meilleure", ajoute-t-il, avant que les applaudissements ne retentissent dans la salle.

Le président américain dit-il vrai? Selon Forbes, ces affirmations se trouvent à mille lieues de la réalité. Le magazine économique américain se justifie en comparant la fortune de Donald Trump en 2015, estimée à l'époque à 4,5 milliards de dollars, à celle estimée à ce jour, à 3,1 milliards de dollars. Soit une perte de 1,4 milliards, toujours selon Forbes. 

"Trump exagère les chiffres. (...) Ce n'est pas la présidence qui lui coûte une fortune. Il est vrai qu'il doit faire face à de nombreux frais d'avocats, mais qui se comptent en millions et non pas en milliards. Néanmoins, c'est son caractère clivant en politique et le fait d'avoir bâti son entreprise autour de sa petite personne qui ont induit des pertes financières. En polarisant le pays, il a polarisé son business", écrivent nos confrères. Ces derniers donnent l'exemple du Trump National Doral, le plus grand club de golf du président américain, a beaucoup souffert financièrement depuis que Trump est entré en politique, car il attire sa clientèle de localités où celui-ci est impopulaire.