"Les activités auxquelles nous avons assisté récemment dans nos rangs, en termes de comportements potentiellement racistes ou extrémistes, sont à mon avis absolument inacceptables", a déclaré M. Austin, 67 ans, choisi par le président élu Joe Biden pour devenir le premier Afro-Américain à diriger le Pentagone.

"Je ferai tout pour débarrasser nos rangs des racistes et des extrémistes", a-t-il assuré devant la commission des Forces armées du Sénat, alors que 12 soldats de la Garde nationale américaine ont été écartés du dispositif de sécurité de la cérémonie d'investiture de Joe Biden dans le cadre d'une procédure de recherche d'éventuels liens avec des groupes extrémistes.

Alors qu'on lui demandait de citer la principale menace à laquelle les Etats-Unis sont confrontés, M. Austin a cité la pandémie de Covid-19, devant la Chine.

"Elle a tué plus de 400.000 Américains. Ce sont tout simplement des pertes incroyables", a-t-il noté, estimant que le Pentagone pourrait en faire davantage pour lutter contre la maladie.

Mais "la Chine est notre problème le plus difficile (...) et le plus complexe"", a-t-il ajouté, soulignant que les Etats-Unis voulaient dissuader Pékin militairement mais coopérer avec la Chine économiquement.

M. Austin est généralement resté vague sur ses projets à la tête de l'armée américaine, mais dans des réponses écrites soumises aux élus, il a précisé avoir l'intention de réexaminer les retraits militaires d'Allemagne et de Somalie voulus par Donald Trump. Il a revanche soutenu le retrait d'Afghanistan. "Je voudrais voir ce conflit s'achever avec un règlement négocié", a-t-il dit aux sénateurs.