Donald Trump n'a pas l'intention de rendre les armes. Alors qu'il a donné son feu vert à la transition le 23 novembre, l'actuel locataire de la Maison-Blanche a réitéré son désir de lever le voile sur ce qu'il considère être l'élection " la plus frauduleuse de l'histoire des Etats-Unis". Dans un discours qu'il a caractérisé comme étant potentiellement " le plus important qu'il ait délivré", il a fait le point sur son combat judiciaire pour  dénoncer les fraudes électorales et les irrégularités" qui ont eu cours lors de la présidentielle américaine. " Il s'est passé de très mauvaises choses durant cette ridiculement longue période de temps", a lancé le président américain à l'entame de son speech, pointant du doigt le fait que l'élection ne se résume désormais plus à une seule journée.


Même si le milliardaire de 74 ans n'a toujours pas apporté de preuve de ses allégations, il a insisté sur les enjeux de la lutte qu'il mène actuellement. " Comme président, je n'ai pas de devoir plus important que celui de défendre les lois et la Constitution des Etats-Unis, a-t-il déclaré. C'est pourquoi je suis déterminé à protéger notre système électoral qui fait l'objet actuellement d'une attaque coordonnée. Des mois avant le jour des élections, nous avions été avertis quant au fait qu'il ne fallait pas déclarer prématurément la victoire, on nous a répété qu'il faudrait attendre des semaines, voire des mois, pour connaître le nom du vainqueur, pour compter les bulletins de vote par correspondance et pour vérifier les résultats."

Accusant à nouveau les démocrates d'avoir tout orchestré, Donald Trump a estimé que ceux-ci avaient prévenu Joe Biden quant à l'issue de la présidentielle qui était déjà connue. " Tout était très étrange", a expliqué l'actuel locataire de la Maison-Blanche, fustigeant l'annonce " prématurée" de la victoire de Joe Biden alors que les votes dans des Etats-clés devaient encore être comptés.

Le républicain a affirmé que son combat ne concernait pas uniquement ses électeurs mais également tous les Américains qui iront voter aux prochains présidentielles. " Il s'agit surtout de leur garantir qu'ils peuvent avoir confiance en cette élection et en tous les scrutins à venir", a conclu Donald Trump, dans un speech dont il a publié la version longue (qui dure 46 minutes) sur Facebook.

Cette nouvelle tentative du président de rallier les Américains à sa cause survient peu de temps après que son ministre de la Justice lui a tourné le dos. Affirmant qu'aucune fraude susceptible de changer le résultat n'avait été constatée lors de cette élection, William Barr a porté un important coup à la lutte de l'actuel locataire de la Maison-Blanche, qui se retrouve de plus en plus isolé.