Le comportement de Donald Trump, refusant encore et toujours de reconnaître sa défaite, fait réagir. Et ce, jusque dans les rangs de son propre parti. Mitt Romney, candidat à la présidentielle en 2012, a vivement fustigé l'attitude de l'actuel locataire de la Maison-Blanche, ce jeudi 19 novembre dans un communiqué publié sur Twitter. "Après ne pas avoir réussi à apporter une seule preuve plausible de fraude devant la justice, le Président s'est désormais résolu à exercer des pressions manifestes sur les autorités nationales et locales pour renverser la volonté du peuple et renverser l' élection", a écrit celui qui s'est toujours montré très critique envers l'actuel chef d'Etat.

Le sénateur républicain a vivement critiqué la situation actuelle et le blocage constaté dans la transition de pouvoir. "Il est difficile d'imaginer une action pire et plus antidémocratique de la part d'un président américain en exercice", a-t-il continué.

Des tensions avaient déjà éclaté en début de semaine au sein du parti républicain. Le ton était ainsi monté entre le secrétait d'Etat de Géorgie, Brad Raffensperger, et le sénateur de Caroline du Sud, Lindsey Graham, au sujet des résultats de la présidentielle.

Face au refus de Donald Trump de reconnaître sa défaite, certains de ses anciens et actuels collaborateurs ont par ailleurs décidé d'agir dans son dos, tentant d'entamer le processus de transition avec l'équipe de Joe Biden. Mais jusqu'à présent, tout s'est déroulé dans la plus grande discrétion pour éviter des représailles. Les échanges se sont limités donc à quelques discussions informelles et à des e-mails. Un premier pas qu'a toutefois salué l'équipe de Biden, même si elle l'a jugé insuffisant. "Assurer une transition du pouvoir en douceur nécessite plus de démarches que juste celles d'anciens responsables qui veulent avancer et se rendre utiles", a commenté auprès de CNN Kate Bedingfield, membre de l'équipe de Biden chargée de la transition.