Alors que de nombreux Américains ont fêté ce samedi la victoire de Joe Biden à l' élection présidentielle, Donald Trump a refusé de reconnaître sa défaite criant à la "fraude électorale". Une dénonciation à laquelle se sont joints plusieurs proches de l'actuel président, même si d'autres lui ont plutôt demandé de concéder la victoire à son rival. Mais le locataire de la Maison-Blanche aurait plutôt choisi d'écouter ceux qui soutiennent sa théorie d'une élection truquée. Il aurait mis au point avec son équipe de campagne une série d'actions pour contester le résultat de ce scrutin. 

Il prévoirait ainsi de grands rassemblements dans plusieurs Etats, selon CNN et Axios. L'objectif de Trump serait de mobiliser au maximum ses supporters dans le cadre de meetings semblables à ceux qu'il a tenus pendant la campagne afin de montrer que ses allégations de fraude, dont il n'a pas été capable de prouver leur exactitude, sont soutenues par le plus grand nombre. Des avis de décès seront également présentés au nom de personnes dont le vote était acquis, selon l'équipe de campagne du républicain.

Le milliardaire a également insisté dans un communiqué sur le fait que ce scrutin était loin d'être terminé et que les poursuites judiciaires ne faisaient que commencer.  "Nous pensons que ces gens sont des voleurs, a écrit l'actuel président américain sur Twitter. Les machines des grandes villes sont corrompues. Cette élection a été volée. Le meilleur sondeur en Grande-Bretagne l'a clairement dit ce matin que c'était impossible d'imaginer que Biden ait dépassé Obama dans certains de ces Etats." 



Cependant, le refus de Trump de reconnaître sa défaite commence à irriter jusque dans son propre camp, voire sa propre famille. Son gendre et conseiller, Jared Kushner, ainsi que son épouse, Melania, lui auraient conseillé de concéder la victoire au démocrate, selon CNN. 

Mais même si le locataire de la Maison-Blanche continue sur sa lancée, il n'a que jusqu'au 8 décembre pour tenter d'invalider le résultat. C'est, en effet, à cette date que la Constitution prévoit que tout litige concernant l'élection devra être réglé. Six jours plus tard (le 14 décembre), les grands électeurs se réuniront pour formellement désigner le futur président des Etats-Unis.