"Les votes par courrier ont été multipliés à cause de la pandémie, il y a des gens qui ont voté trois, quatre fois. C'était la fête là-bas, personne ne peut le nier", a lancé le dirigeant d'extrême droite lors d'un échange avec quelques-uns de ses partisans, à la sortie du palais présidentiel d'Alvorada, à Brasilia.

"C'est ce manque de confiance qui a provoqué tous les problèmes auxquels nous assistons là-bas", a-t-il résumé, sans citer directement les violences de mercredi à Washington, quand des manifestants pro-Trump ont envahi le Capitole, siège du Congrès des Etats-Unis.

Mercredi soir, il s'était déjà refusé tout commentaire à ce sujet. "J'ai tout suivi. Vous savez que je suis lié à Trump, donc vous connaissez ma réponse. Il y a beaucoup de dénonciations de fraudes", avait-il affirmé, à contre-courant des condamnations quasi unanimes de l'assaut du Capitole dans le monde entier.

Jeudi, le président brésilien a également averti que son pays aurait "un problème encore pire qu'aux Etats-Unis" s'il continuait à utiliser le système de vote avec des urnes électroniques à la présidentielle de 2022.

"La fraude existe", a-t-il insisté, réitérant que, selon lui, il aurait été élu dès le premier tour en 2018 sans de supposées irrégularités dont il n'a jamais fourni la preuve.

De nombreux spécialistes craignent que le président Bolsonaro ne suive l'exemple de son homologue américain Donald Trump en contestant jusqu'au bout la légitimité du scrutin en cas de défaite lors de sa quête de réélection en 2022.